[ Politiquement votre. ]

[ Jeudi 4 septembre 2008 ]

L’INDE VEUT-ELLE DEVENIR GRANDE, MAIS TROP RAPIDEMENT ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section à vos Affaires, du lundi 4 août 2008.

 

Titre : L’éléphant indien vacille.

 

Richard Dupaul,

 

L'Inde, un autre mastodonte de la croissance mondiale, inquiète de plus en plus. La banque centrale a dû hausser brusquement les taux d'intérêt, la semaine dernière, pour contenir une inflation galopante. Le pessimisme gagne les entreprises et les investisseurs. Surtout, le déficit de l'État devient très préoccupant.

 

Le premier constructeur automobile indien, Tata Motors, s'est hissé au rang de vedette internationale, en janvier, en lançant la Nano - la voiture la moins chère au monde, à seulement 2500$US. Les images de la micro-bagnole, attendue sur le marché en octobre, ont fait le tour de la planète.

 

Le géant de Bombay a encore épaté la galerie, récemment, en achetant les marques mythiques Jaguar et Land Rover. Un autre coup d'éclat pour Tata, doublé cette fois d'une touche d'élégance de bon aloi.

 

Mais l'emblème du succès économique indien roule à son tour sur une route cahoteuse. Tata a annoncé mercredi que son bénéfice trimestriel avait fondu du tiers, la plus forte baisse en au moins cinq ans, et révisé à la baisse ses prévisions.

 

Les causes de cette contre-performance sont bien connues de milliers d'entrepreneurs ces jours-ci: des coûts de production en forte hausse et une demande en baisse. Mais, en Inde, ces problèmes universels risquent de plonger le pays dans la crise.

 

Inflation de 15%

 

L'Inde, qui dépend à 70% du pétrole importé, a pris de plein fouet la flambée du prix du brut.

 

Aussi, la hausse générale des prix a atteint 11,9% (sur un an) en juillet, un sommet en 13 ans. La banque HSBC prévoit même que l'inflation franchira la barre des 15% en octobre.

 

Prise de panique, la Banque centrale indienne a majoré son taux directeur la semaine dernière, de 0,5% à 9%. Un troisième tour de vis en deux mois. Elle a aussi haussé les réserves obligatoires des banques pour restreindre le crédit.

 

Les investisseurs l'ont mal pris. En témoigne le coup de déprime de la Bourse de Bombay, qui a chuté de près 5% en une journée. Depuis le début de 2008, la Bourse indienne accuse un recul de 28%.

 

Dans un tel contexte, la confiance des entreprises s'effrite, selon des sondages. Les experts ne leur donnent pas tort, ceux-ci tablant sur une croissance économique de 7 à 7,5% cette année, contre 9% l'an dernier et 9,6% en 2006.

 

Déficit dangereux

 

Mais ce qui dérange le plus dans le paysage indien, c'est le déficit budgétaire.

 

Selon Morgan Stanley, le déficit du pays (après les postes extraordinaires) atteindrait 11,4% du PIB (produit intérieur brut) pour l'exercice en cours. Cela se compare à 7,7% l'an dernier. Et c'est plus de trois fois le déficit toléré pour les pays qui adhèrent à l'euro.

 

Au coeur du problème, le fait que le gouvernement dépense sans compter. New Delhi, par exemple, envisage de hausser de 40% les salaires des 2,9 millions d'employés de l'État - un premier ajustement en 10 ans mais qui reste onéreux.

 

De plus, le gouvernement subventionne toujours les transformateurs pétroliers et les producteurs d'engrais afin de plafonner les prix de l'énergie et des aliments. On espère ainsi contenir la grogne populaire, qui éclate de plus en plus souvent.

 

Mais ces mesures coûtent cher et attisent l'inflation. Le déficit budgétaire met aussi en péril les efforts pour corriger un problème majeur en Inde: la vétusté des infrastructures.

 

Avec l'état des routes, un camionneur met une semaine pour parcourir les 2500 km qui séparent Calcutta de Bombay, selon des médias. Alors que le pays consacre 4,5% de son PIB à ses infrastructures (deux fois moins que la Chine), il faudrait doubler ce taux pour retrouver une croissance de 10% par an, comme le prévoit New Delhi.

 

Entre-temps, les milieux financiers ont perdu patience. L'agence de notation Fitch vient de réduire sa perspective sur la dette indienne - de "stable" à "négative" - en raison de la position budgétaire de l'État.

 

La note de crédit

La semaine dernière, Standard&Poor's a menacé d'abaisser la cote de l'Inde. Or, ce pays occupe déjà la dernière marche de la catégorie d'investissement. Une glissade, et les emprunts de l'État retrouveront le statut peu enviable d'obligations à haut risque (junk bonds), entraînant un exode de capitaux et un surcoût du financement pour le gouvernement.

Bref, le puissant éléphant indien vacille.

Le potentiel de l'Inde est énorme, certes. Mais ce pays fait toujours face à de sérieux problèmes, y compris le fait qu'un demi milliard d'Indiens vivent avec moins de 2$ par jour. Vue sous cet angle, la conjoncture actuelle est inquiétante, voire explosive. Comme le dit un proverbe africain: quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.

 


 

 

Je suis surpris par ses mauvaises nouvelles pour l’Inde… et vous ?

On ne parle que de la Chine mais très rarement des autres pays comme l’Inde, la Corée, etc.

 

Ce que je peux constater avec cet article, ce n’est que le pays (Inde) voulait devenir un grand comme la Chine, mais de manière trop rapide et improvisé, par ses élus avares de devenir grand !!!

 

 

JFD.

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-09-04 15:30:28 ]

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[ Mardi 19 août 2008 ]

LES ÉCONOMISTES RÉVISENT LEURS PRÉVISIONS POUR 2008, ENFIN...

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du jeudi 7 août 2008.

 

Titre : L’économie du Québec en 2008 : Le ralentissement se confirme.

 

Jean-François Cloutier,

 

Le ralentissement persistant aux États-Unis rattrape l'économie québécoise, qui connaîtra une année plus difficile que prévu, selon le Conference Board du Canada.

 

Le Conference Board s'était démarqué en mars en y allant de prédictions parmi les plus optimistes chez les analystes économiques. Il est aujourd'hui forcé de revoir sa boule de cristal.

 

La croissance qui devait s'établir à 2,4% au Québec perd un gros point de pourcentage pour s'établir à 1,4% dans ses nouvelles perspectives, intitulées de façon éloquente "Not Out of the Woods Yet" ("Pas encore sortis du bois").

"La croissance dans les exportations pour cette année a été revue à la baisse de façon significative", concède Sabrina Browarski, économiste au Conference Board.

 

L'automobile en Ontario, mais aussi le bois et l'équipement de machinerie au Québec, sont touchés de plein fouet par une série de facteurs dont le ralentissement de la consommation aux États-Unis, le resserrement des conditions de crédit et la quasi-parité récente entre les devises canadienne et américaine.

 

Au Québec, l'aérospatiale demeure un des rares secteurs exportateurs vigoureux, mais les effets positifs de nouveaux projets comme celui de la Séries C de Bombardier ne devraient se faire sentir pleinement que dans les années à venir: "Même l'aérospatiale nous a déçus depuis le début de l'année", affirme Mme Bowarski.

 

Le déclin du secteur manufacturier n'est pas nouveau, mais la demande intérieure permettait jusqu'ici de compenser ses effets. C'est de moins en moins vrai: "Des signes de malaise commencent à apparaître dans les dépenses des consommateurs", observe l'organisme dans son rapport.

 

Le règlement du déséquilibre fiscal et les baisses d'impôt provinciales ont eu un effet important au début de l'année qui tend à s'estomper.

 

En plus, le marché de l'emploi s'est révélé moins dynamique que prévu depuis le début de l'année. C'est sans parler de la flambée des prix du pétrole qui commence à affecter la confiance des consommateurs.

 

Mince consolation: le Conference Board prédit que la situation devrait s'améliorer en 2009, alors que la croissance de l'économie québécoise devrait remonter à 2,4%. La province profitera alors d'un meilleur équilibre entre le commerce extérieur et la consommation intérieure.

 

L'Ouest en force

 

Encore une fois, c'est l'ouest du pays qui s'avère la locomotive de l'économie canadienne. Le Board remarque cependant que l'épicentre de la croissance s'y déplace graduellement de l'Alberta vers la Saskatchewan et le Manitoba.

"L'Alberta est affectée par un grave manque de main-d'oeuvre qualifiée, alors que les Prairies capitalisent encore à fond sur les retombées du boom des matières premières", explique Mme Bowarski.

 

La croissance de l'économie de la Saskatchewan devrait atteindre 4,2% cette année, au sommet des provinces canadiennes, alors que la croissance du Canada en entier se situera à 1,7%.

 

En régions

 

Le rapport du Board survient en même temps qu'une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) qui traduit elle-même les difficultés du secteur manufacturier et le boom des matières premières. Alors que les usines de Montréal tournent au ralenti, des régions éloignées profitent du prix élevé des métaux et autres produits de base.

 

La Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue ont enregistré la plus forte hausse du revenu personnel disponible en 2007, avec une croissance importante de 9 et de 8,9% respectivement. Le revenu moyen atteint maintenant 25 438$ sur la Côte-Nord, ce qui la situe au troisième rang des régions administratives les plus riches.

"Ces régions profitent notamment de l'accroissement des activités dans les mines, Pendant ce temps, l'emploi croît plus faiblement à Montréal", explique Stéphane Ladouceur, de l'ISQ.

 

Pour la première fois, la métropole s'est même fait détrôner par la Capitale Nationale en tête des régions les plus riches. Dopée par les versements d'équité salariale, la grande région de Québec affiche maintenant un revenu moyen de 25 541$, devant la métropole, à 25 490$.

 

Note :

Secteur manufacturier

En baisse

 

La production de produits chimiques, de bois et de machinerie a connu une baisse marquée ces derniers mois, frappée entre autres par le ralentissement aux États-Unis.

 

Aérospatial

En hausse

 

L'aérospatiale est un des rares secteurs de l'industrie manufacturière à bien faire. La demande pour des avions d'affaires moins gourmands en carburant permettra au secteur de poursuivre sur sa lancée.

 

Consommation

En hausse

 

La hausse des transferts fédéraux et les réductions d'impôt provinciales ont fait bondir la consommation depuis le début de l'année, quoique celle-ci devrait ralentir en raison des prix de l'essence.

 

Construction

En baisse

 

La construction non résidentielle ralentit après quelques années de forte croissance. La construction résidentielle a atteint un sommet et devrait aussi diminuer.

 


 

Qui est l’oiseau de malheur qui vous disait : que ces économistes étaient trop optimistes pour les Canadiens, malgré les problèmes américains ?

Qui est le trouble fête qui remettait les économistes et les chiffres en doutes pour le Canada et le Québec ?

Et oui… c’est moi !!!

 

Un simple profane qui lit et analyse la ‘’chose’’ économique et qui voyait bien les problèmes qui s’en venait !

 

Quand la construction va… tout va !!! Voilà une vieille phrase que j’ai entendue dans ma jeunesse et qui tient toujours. Étant moi-même dans le domaine de l’immobilier (évaluateur) je voyais bien les problèmes venir et les économistes se tromper, de manière trop optimistes.

 

Je remets même encore les chiffres de la croissance de 2009 en doute… par le Conference Board, encore une fois.

Car le secteur manufacturier est loin d’avoir fini de se transformer pour affronter les nouveaux défis.

L’aérospatiale est dans le vent mais les carnets de commande ne sont pas pleins.

La construction n’est pas dans une remontée mais bien dans une petite correction des valeurs.

La consommation ne sera pas au rendez-vous avec les pertes d’emploi et l’incertitude économique au niveau mondial.

Sans oublier les gouvernements qui ne targue à se féliciter avec des baisses d’impôts mais n’attaque pas les problèmes de gestions de front.

 

Heureusement qu’au Canada, nous avons le pétrole de l’ouest qui dope notre économie à la hausse… sinon je ne donnerais pas chère de notre peau…

 

Le changement de gouvernement au États-unis doivent enfin venir… mais espérons que les changements d’attitudes dans leurs gestions internes s’effectueront rapidement.

Sinon, les problèmes risque de s’accentuer !!!

 

 

Bien à vous,

 

JFD

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-19 07:32:24 ]

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[ Mardi 5 août 2008 ]

LE PARADOXE DE L’ESSENCE ET DE LA NOURRITURE.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du mardi 8 juillet 2008.

 

Titre : Les bémols de l’éthanol.

 

Gérard Bérubé,

 

 

L'éthanol entrant dans la composition de l'essence, produit à partir du maïs et du blé, est gourmand en stimulants fiscaux. De plus, cet additif accroît de 400 millions de dollars par année la facture alimentaire des consommateurs canadiens, et son bénéfice écologique net est marginal, sinon nul.

 

Du même souffle, l'auteur de l'étude reprise par l'Institut C.D. Howe exhorte les gouvernements à revoir leurs politiques d'aide à la production d'éthanol.

L'Institut C.D. Howe consacre son commentaire de juillet à l'étude du professeur de l'Université de Guelph, Douglas Auld. L'auteur rappelle que le gouvernement fédéral s'est engagé, en 2007, dans un programme de plus de deux milliards, étalé sur plusieurs années et visant à soutenir la production et le développement de l'industrie de l'éthanol.

Avec, pour cible, un contenu moyen de 5 % d'éthanol dans l'essence d'ici à 2010. S'ajoutent les crédits offerts par les provinces pour chaque litre d'éthanol produit.

Douglas Auld fait également ressortir qu'à l'instar des États-Unis, premier producteur mondial d'éthanol, le Canada impose un tarif de 4,92 ¢ le litre sur l'éthanol importé de pays autres que les signataires de l'ALENA, ce qui a notamment pour effet d'accroître le prix de l'éthanol venant de producteurs à plus faibles coûts, comme le Brésil.

 

D'entrée de jeu, l'auteur retient que les deux tiers de l'éthanol produit au Canada proviennent du maïs, et le reste, du blé. Environ un million de tonnes de maïs étaient destinées à cette forme de transformation en 2006, ainsi que 500 000 tonnes de blé. Il déplore, au passage, que l'éthanol cellulosique, soit un biocarburant produit à partir de déchets agricoles et ligneux reconnu pour sa faible émission en CO2, ne compte que pour 0,2 % de la production totale d'éthanol au Canada. Ce choix et les programmes d'aide gouvernementale actuels font qu'il peut en coûter aux fonds publics, en moyenne, 368 $ par tonne de CO2 de moins. «C'est plus que sept fois le coût d'une politique énergétique alternative permettant d'atteindre le même niveau de réduction d'émissions», a souligné l'universitaire.

Selon ses conclusions, les gouvernements auraient agi avec empressement et précipitation en privilégiant une avenue qui n'est pas sans créer de sérieuses distorsions sur le marché de l'alimentation et dont l'effet écologique net est discutable.

 

Car à ces coûts directs se greffent les pressions exercées sur les prix alimentaires. À titre d'illustration, la moitié du maïs récolté au Canada entre dans l'alimentation des animaux et des humains ou sert à d'autres consommations industrielles. De 2002 à 2007, les agriculteurs ont vu leur facture de maïs et de blé servant à nourrir leur bétail croître de l'ordre de 20 à 30 %. «Les politiques favorisant l'éthanol s'inscrivent au bénéfice de certains fermiers, au détriment d'autres», a souligné l'auteur.

 

En mai 2008, le prix du maïs sur le marché boursier à terme de Chicago était de 3,3 fois plus élevé qu'il ne l'était deux ans plus tôt. Une étude de l'OCDE faite en 2007 a retenu qu'il faut s'attendre à une hausse moyenne des prix alimentaires de l'ordre de 20 à 50 % au cours de la prochaine décennie, un bond en grande partie attribuable aux biocarburants. Puis, vendredi dernier, le quotidien britannique The Guardian a publié les conclusions d'une étude de la Banque mondiale attribuant 75 % de la hausse des prix des aliments à l'échelle mondiale à la production croissante d'éthanol.

 

En clair, l'éthanol accroît de 400 millions par année la facture alimentaire des consommateurs canadiens. Si l'on additionne à cette facture supplémentaire l'aide directe des gouvernements, ce sont 600 millions en 2008 et 800 millions en 2012 qui seront ainsi transférés aux agriculteurs producteurs d'éthanol, a mesuré Douglas Auld.

 

Quant aux bénéfices écologiques découlant de l'utilisation de l'éthanol à base de maïs et de blé, ils sont marginaux, sinon nuls. Certes, l'impact de l'éthanol sous forme de réduction des gaz à effet de serre est supérieur à celui de l'essence sans cet additif, lorsque la mesure est prise au niveau du système d'échappement du véhicule. «Mais si l'on regarde l'ensemble du cycle de production, l'effet net est moins évident», peut-on lire dans l'étude de C.D. Howe. Il faut tenir compte de l'énergie requise pour franchir les différentes étapes de transformation de la matière première et, également, du fait que l'éthanol génère moins d'énergie que l'essence ordinaire. Pour le même volume, l'éthanol produit environ deux tiers d'énergie de moins que l'essence. Dit autrement, la distance parcourue par litre comprenant de l'éthanol est moins longue, et il faut donc faire le plein plus souvent.

 

En fin de compte, «seul l'éthanol cellulosique propose des réductions notoires des émissions de gaz à effet de serre, allant jusqu'à 90 % des gaz produits par l'essence régulière», a ajouté l'auteur, qui exhorte les gouvernements à revoir leur politique d'aide en fonction de ces nouveaux paramètres.

 


 

Voici un texte bien fait et qui décrit bien le paradoxe entre la nourriture et les besoins en carburant. La vision de l’éthanol pour réduire les GES et permettre aux pays d’être moins à la merci du pétrole… est un mirage !!!

 

Pour ce qui est de la réduction des GES nous pouvons repasser !

Pour ce qui est du coût de l’essence… là, nous pouvons bien s’asseoir sur nos rêves !

 

Encore une fois, nos gouvernements prennent les mesures les plus simples pour bien paraître devant le peuple… pour un temps.

La balloune se dégonfle et les prix sur les aliments qui augmentent, le tout pour absolument rien. Mise à part, pour garnir les poches des agriculteurs et les coffres de partis politiques.

 

La formule cellulosique pour créer de l’éthanol me semble une meilleure alternative pour se produit mais aucunement la meilleure formule à long terme. Car s’il faut en mettre plus pour faire autant de kilométrage… cela donne : ‘’4 trente sous pour une piasse !’’.

 

La vision à long terme est l’électricité et l’hydrogène !!! C’est tout.

 

Le Québec est la Mecque de l’hydroélectricité… et cela doit rester notre richesse. Notre OR BLEU !!!

 

Cesser de m’étouffer avec votre éthanol qui me coûtera encore plus chère pour ma vie et mes poches…

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-05 09:00:33 ]

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[ Vendredi 1 août 2008 ]

L’ÉCONOMIE RALENTIE MAIS L’INFLATION EST STABLE POUR LE MOMENT !?

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du vendredi 29 juillet 2008.

 

Titre : Le ralentissement plus à craindre que l’inflation.

 

Rudy Le Cours,

 

Selon toute vraisemblance, la croissance économique au deuxième trimestre aura été plus forte que prévu des deux côtés de la frontière.

Pourtant, l'expansion des deux économies devrait inquiéter davantage que les pressions inflationnistes au cours des mois à venir.

 

On s'attend à ce que le produit intérieur brut ait progressé de 2,0% aux États-Unis, d'avril à juin, à la faveur d'une amélioration de la balance commerciale et d'une consommation dopée par des rabais fiscaux aux ménages par Washington.

 

Au Canada, l'économie a sans doute crû de 0,2% en mai, selon la prévision des experts. Cela porte à croire que le trimestre se terminera par un retour à l'expansion, après le recul surprenant de 0,3%, cet hiver.

 

Aux États-Unis, les bénéfices des entreprises ont pourtant reculé pour un quatrième trimestre d'affilée ce printemps. Cela n'est guère un bon présage pour le marché du travail et les investissements.

 

Le marché de l'habitation reste en piètre état: le nombre de maisons neuves invendues équivaut à 10 mois de mises en chantier, et le prix des maisons neuves ou d'occasion est plus faible que l'an dernier.

Le taux d'inoccupation des propriétés s'élève à 2,8%, à un dixième près de son sommet historique atteint au premier trimestre. Les optimistes indomptables y verront une amélioration. C'est faire fi des conditions de crédit qui se sont durcies, compte tenu de la détérioration du bilan des banques régionales dont le prêt hypothécaire est la source principale de revenus.

 

De ce côté-ci de la frontière, l'affaiblissement de l'économie américaine compliquera encore la tâche aux manufacturiers alors que l'attiédissement de la consommation et des mises en chantier canadiennes limite aussi leurs débouchés intérieurs.

 

Après leur folle poussée du printemps, les prix du pétrole et des céréales fléchissent rapidement.

Les taux d'inflation très élevés le mois dernier aux États-Unis (5,0%) et au Canada (3,1%) ont de bonnes chances de se replier dès l'hiver. Les cours vertigineux de l'énergie se sont assez peu répercutés ailleurs dans l'économie, à l'exception notable du transport aérien.

Selon une recherche menée par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, 116 des 173 articles formant le panier de provisions canadien de l'Indice des prix à la consommation sont à la hausse cette année, contre 127 l'an dernier alors que l'or noir et l'essence coûtaient beaucoup moins qu'aujourd'hui. "Cette statistique vient confirmer l'absence de contagion marquée de l'énergie vers les autres biens et services", juge-t-il.

 

En revanche, la hausse du prix de l'énergie n'a pas encore eu tout son impact sur le consommateur. C'est avec la facture de chauffage qu'on en prendra toute la mesure des deux côtés de la frontière.

 

À la différence du Québec, la plupart des provinces et des États américains produisent de l'électricité dans des centrales thermiques. Les prochaines factures, déjà incorporées en grande partie au taux d'inflation, seront reçues comme des électrochocs par plusieurs.

 

"Les villes, déjà aux prises avec des factures d'énergie accrues, vont sans doute majorer les tarifs de transports en commun ou l'impôt foncier", prédisent Derek Holt et Karen Cordes, économistes chez Groupe Banque Scotia. Autant d'éléments qui gonflent l'inflation globale qui sont exclus des indices de référence qui servent de baromètre à la Réserve fédérale et à la Banque du Canada dans l'établissement de leur politique monétaire.

Ces factures ventripotentes vont néanmoins inciter le consommateur à y regarder de plus près à la dépense.

 

La baisse observée ces derniers jours du prix du pétrole doit être vue pour ce qu'elle est jusqu'ici: un retour au prix du mois de mai. "Les autres forces qui se liguent contre les dépenses de consommation (aux États-Unis) comme l'affaiblissement du marché du travail, la baisse du prix des actifs (biens mobiliers et immobiliers) le resserrement du crédit et l'épuisement imminent des stimuli fiscaux demeurent de formidables obstacles", rappelle Andrew Tilton, économiste chez Goldman Sachs.

 

 


 

Je rappel qu’au dernier article que j’avais présenté sur ce site était plus positif par la Banque du Canada. Cette dernière prédisait que l’inflation sera stable… « Je ne suis toujours pas sûr de cette affirmation ! ».

 

Cet article démontre bien que plusieurs facteurs importants dans la vie des gens, ne sont pas pris en compte dans leur prédiction. Des facteurs que doivent choisir les gens à la fin des mois et dans leur budget annuel.

 

Je demeure toujours aussi pessimiste sur les prédictions jovialistes de la Banque du Canada et des politiciens. Ces gens qui veulent faire plaisirs à plusieurs personnes pour les garder dans un éternel optimisme.

 

Je vous mets en garde contre l’inflation des prochains mois à venir et sur les ralentissements économique de nos voisins du sud… Même si les chiffres ne sont pas trop alarmants… encore !

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

JFD.

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-01 08:29:09 ]

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[ Mardi 22 juillet 2008 ]

SELON LA BANQUE DU CANADA, L’INFLATION SERA MAÎTRISÉE...

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du vendredi 18 juillet 2008.

 

Titre : Le ralentissement tire à sa fin.

 

Rudy Le Cours,

 

Malgré le présent soubresaut, l'inflation reste bien maîtrisée tandis que le ralentissement de notre économie tire à sa fin.

 

Dans la mise à jour du Rapport sur la politique monétaire publiée hier, la Banque du Canada évalue que l'économie a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, avec une expansion de quelque 0,8 %. Celle-ci intensifiera son tempo pour atteindre 1,3 % et 1,8 % en rythme annualisé, cet été et l'automne prochain. Cette lente accélération se poursuivra jusqu'en 2010.

 

Le Conseil de direction de la banque attribue essentiellement la décroissance du premier trimestre à un mouvement impromptu des stocks. Fin 2007, les entreprises ont rempli leurs entrepôts en profitant de la manne que la parité du huard et du billet vert leur offrait. Durant l'hiver, elles les ont vidés, par crainte que les États-Unis n'entrent en récession.

 

Tout comme l'a fait la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque du Canada révise à la hausse sa prévision de croissance de l'économie américaine, la faisant passer de 1,0% à 1,6%, cette année. Si les entreprises se fient davantage à ces prévisions qu'à l'agitation des marchés financiers, la gestion des stocks devrait suivre un cours plus normal et moins perturber l'évolution du produit intérieur brut (PIB).

 

La banque fait ressortir que, malgré le recul de l'économie l'hiver dernier, le revenu intérieur brut (RIB) s'est apprécié de 2,4% en rythme annualisé. Il s'agit d'une mesure plus adéquate de l'enrichissement réel puisqu'elle prend en compte les fluctuations des termes de l'échange. On entend par là le rapport entre les prix des biens exportés (qui ont augmenté) et ceux des biens importés (qui ont diminué).

 

Pour l'année en cours, le RIB devrait atteindre 4,0% et même 4,4% l'an prochain alors que le PIB avancera de 1,0% et de 2,3% cette année et en 2009.

 

Conditions de crédit

 

La banque soutient aussi que les conditions de crédit se sont nettement améliorées au Canada, au point où elle a jugé inutile de prolonger les mesures extraordinaires mises en place durant l'hiver pour injecter des liquidités. Elle est la seule banque des économies avancées à avoir agi de la sorte jusqu'ici.

L'optimisme de la Banque se fonde aussi sur le fait que les institutions financières canadiennes sont peu exposées au risque d'une dégradation accrue du crédit et du bilan des banques américaines.

 

La baisse du taux directeur de 150 centièmes (de 4,50% en juillet 2007 jusqu'à 3,0% depuis avril) a permis aux institutions financières d'emprunter à moindres coûts malgré les exigences accrues des investisseurs.

En retour, elles peuvent prêter à un taux inférieur de 75 centièmes à celui d'il y a un an. Voilà sans doute pourquoi les crédits aux ménages demeurent très élevés même si cela ne se reflète pas par une augmentation de la consommation significative.

 

La Banque du Canada croit aussi que les pressions inflationnistes actuelles vont culminer l'hiver prochain avec une pointe de 4,1%. Dès l'automne 2009, l'indice des prix à la consommation (IPC) global aura retrouvé cependant son rythme souhaité de 2,0%.

Durant toute cette pointe, l'IPC de référence, qui exclut les huit variables les plus volatils comme l'essence, convergera aussi vers 2,0%.

 

Bref, la forte hausse présente des prix serait un phénomène éphémère, au Canada du moins.

Comme les effets de la politique monétaire mettent de six à huit mois à se concrétiser dans l'économie, la Banque du Canada juge donc approprié de conserver son taux directeur à 3,0% et de ne pas s'attaquer encore à l'inflation.

 

"Si la Banque paraît plutôt sereine quant à la croissance globale et les perspectives de l'économie canadienne pour 2009 et 2010, elle paraît aussi bien à l'aise avec les perspectives d'inflation, résume Douglas Porter, économiste en chef adjoint chez BMO Marchés des capitaux. C'est comme si elle pouvait bien vivre un bout de temps encore, sans changer le taux directeur."

 

 


 

À mon avis, la Banque du Canada est très optimiste… mais qui suis-je pour contredire cette institution de haute recherche et très prestigieuse.

 

Personnellement, je ne suis pas d’avis que les marchés boursier et des ventes seront aussi optimiste que la Banque du Canada suggère. Je me garde une petite gène quand même sur mes propos… et pour cause !

Je ne veux pas être l’oiseau de malheur pour notre économie et l’inflation pour les prochaines années.

 

Même l’économiste en chef de la BMO semble bien d’accord avec la Banque du Canada. Alors, tant mieux… et croisons-nous nos doigts pour que l’économie demeure aussi bonne.

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-22 08:23:59 ]

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[ Lundi 14 juillet 2008 ]

LES ENTREPRISES PRIVÉES PLUS PERFORMANTES QUE LES PUBLIQUES.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du vendredi 11 juillet 2008.

 

Titre : Les compagnies privées sont plus performantes que les publiques.

 

Éric Desrosiers,

 

Les compagnies détenues par des investisseurs privés se révèlent plus performantes que les entreprises cotées en Bourse, selon une étude d'Ernst & Young.

 

Le taux de croissance de la centaine de sociétés privées de partout dans le monde étudiées par la firme de consultants a atteint 24 % en 2007, soit le double de la moyenne (12 %) des sociétés dites publiques ou ouvertes. Ces sociétés privées ont également affiché de meilleurs bénéfices (16 % contre 10 %) et une meilleure croissance de la productivité (12 % contre 8 %), rapporte l'étude, qui a été dévoilée mercredi et dont les deux éditions précédentes étaient arrivées sensiblement aux mêmes résultats.

 

«Les faits recueillis permettent de contredire les mythes persistants voulant que le succès des entreprises détenues par des investisseurs privés tienne principalement à l'accès à du crédit facile et à des coupes dans les dépenses», y souligne-t-on. En fait, la hausse de leurs profits en 2007 était d'abord et avant tout attribuable à l'augmentation de leurs revenus (52 %), puis, en deuxième seulement, à la réduction de leurs coûts de fonctionnement (34 %), suivi par de nouvelles acquisitions (13 %).

 

L'un des principaux facteurs de succès de ces entreprises est notamment que leurs propriétaires s'engagent à plus long terme et plus à fond qu'ils ne le feraient avec une société publique cotée en Bourse. Cela commence en prenant contact avec les gestionnaires de la compagnie avant même d'y investir. Cela se poursuit ensuite avec l'adoption de plan d'affaires «ambitieux, mais aussi réaliste», avec la mise en place de structures décisionnelles et opérationnelles plus efficaces, où notamment les gestionnaires sont choisis pour leurs compétences et incités à diriger l'entreprise comme si c'était la leur.

 

Certains observateurs se sont inquiétés ces dernières années devant l'augmentation du nombre d'entreprises retirées des marchés boursiers pour être vendues à quelques grands investisseurs privés. Ces «privatisations» étaient assimilées à une perte de transparence de l'économie parce que les entreprises concernées ne sont plus obligées, par exemple, de produire des rapports trimestriels et annuels, d'organiser des assemblées publiques d'actionnaires ou encore de dévoiler la rémunération de leurs dirigeants.

 

D'autres, au contraire, pensent que c'est une bonne chose, notamment parce que cela permet aux entreprises de se libérer de la gestion à court terme imposée par la «dictature des résultats trimestriels».

 

D'autres Bell Canada

 

L'étude d'Ernst & Young s'est basée sur les résultats des 100 sociétés privées ayant fait l'objet des plus importantes ventes de parts durant l'année dans le monde et les a comparés aux grands indices boursiers. La firme de consultants dit s'attendre dans les prochains mois à ce que la hausse des coûts de crédit et le ralentissement économique viennent tempérer ce type d'activité. Celui-ci devrait toutefois reprendre de plus belle aussitôt que la situation économique s'améliorera.

 

L'exemple le plus connu de privatisation d'entreprise au Canada est la récente vente de BCE à un consortium d'investisseurs composé du régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teachers) et de deux fonds privés américains.

 

«Les caisses de retraite américaines ont une plus longue expérience dans ce genre de placements et y allouent proportionnellement une plus grande part de leurs investissements que leurs vis-à-vis au Canada», a observé hier en entretien téléphonique au Devoir François Tellier, associé des Services consultatifs transactionnels du bureau d'Ernst & Young de Montréal. Il a dit s'attendre, toutefois, à ce que les caisses de retraite canadiennes et québécoises s'intéressent de plus en plus à cette forme d'investissement, notamment parce qu'elle crée «une valeur réelle et durable».

 


 

Il est très intéressant de comparer ces types d’entreprises pour comparer et comprendre les différences entre les deux.

À suivre…

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-14 11:09:14 ]

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[ Jeudi 10 juillet 2008 ]

LA TRANSPARENCE RÉUSSIS DANS PLUSIEURS DOMAINES, VOIR LE CAS D’ADF.

                       

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Entreprendre, du samedi 21 juin 2008.

 

Titre : La transparence sauve Groupe ADF.

 

Marc Gosselin,

 

 

C'est lors d'une crise qu'on peut juger de la capacité des gestionnaires de relancer une entreprise. Ceux de Groupe ADF, une entreprise de Terrebonne spécialisée dans la conception, la fabrication et l'installation de charpentes métalliques complexes, ont eu fort à faire pour éviter la faillite entre 2003 et 2005.

 

Bonne nouvelle, la PME fondée par Jacques Paschini a réussi à retrouver sa vitesse de croisière. Pour l'exercice 2007-2008, terminé le 31 janvier, le bénéfice net a atteint 34 millions de dollars et le carnet de commandes se chiffrait à 164,5 millions.

 

Mais l'entreprise est passée très près de la fermeture. Deux événements majeurs sont à l'origine de ses difficultés : les attentats du 11 septembre 2001 à New York et la construction du stade de football Ford Field, à Detroit.

 

Au moment des attentats contre le World Trade Center, 60 % des ventes de Groupe ADF étaient effectuées à New York. " Notre principal marché a été paralysé pendant deux ans ", dit Louis Potvin, chef de la direction financière.

À la même époque, la construction du Ford Field, domicile des Lions de Detroit de la Ligue nationale de football, a entraîné 90 millions de dollars canadiens de dépassement de coûts pour ADF. Le client n'a jamais payé cette somme, un jury d'arbitrage ayant jugé que Groupe ADF était responsable des 22 000 changements effectués par rapport aux devis. " À l'époque, nos marges de crédit de 110 millions étaient entièrement utilisées, et nous avions des contrats de 300 millions à honorer ", se remémore M. Potvin.

 

Négocier de gré à gré

 

Tous les éléments étaient en place pour pousser Groupe ADF au bord de la faillite. Dès janvier 2003, la PME a mis à pied 122 employés au Québec et aux États-Unis. Pour son exercice 2002-2003, la société cotée en Bourse a enregistré une perte de 45 millions de dollars, cinq fois à celle prévue par les analystes.

 

" Pour les gestionnaires, il était hors de question de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Nous avions plus à gagner en négociant de gré à gré ", indique Louis Potvin. " La crédibilité de l'entreprise constitue le seul actif qu'on contrôle devant ses avocats, ses banquiers et ses fournisseurs ", ajoute le chef de la direction financière.

 

Dans un tel contexte, le premier conseil de Louis Potvin est de " ne pas embellir la réalité. Il faut donner l'heure juste. Il faut s'assurer, comme entrepreneur, de bien contrôler l'information que l'on diffuse. Il doit y avoir un seul porte-parole ", explique-t-il.

 

La situation de la PME a été si délicate que celle-ci a fonctionné sans financement à court terme de 2003 à 2006. " Pendant certaines périodes, nous n'avions pas d'argent pour acheter de l'acier. Il fallait s'entendre à la pièce avec nos fournisseurs. Par exemple, on leur disait que nous allions recevoir un chèque telle date et les payer dans les cinq jours suivants. Nous avons négocié de cette façon avec nos fournisseurs pendant trois ans ", indique Louis Potvin.

 

La négociation de gré à gré a toutefois des limites. Incapable de s'entendre avec ses banquiers, la PME a choisi de racheter toutes ses marges de crédit, grâce notamment à l'appui de sa compagnie de cautionnement. Le créancier à long terme, la Banque de développement du Canada, a choisi de continuer de faire confiance à la direction de Groupe ADF. Une décision payante, puisque la Banque " a été remboursée ".

 

Aucun déchirement

 

" La famille Paschini [propriétaire] peut être fière. Nous avons mené la plus longue liquidation ordonnée au Québec. Et nous avons revu le modèle d'entreprise afin de diminuer le risque financier. Nous n'immobilisons plus d'argent dans nos propres installations, à l'exception de celles de la Floride, et dorénavant, nos clients absorbent dès le début d'un projet le coût des matériaux. La crise nous a permis d'améliorer notre gestion de la trésorerie, et nous n'utilisons plus nos marges de crédit. "

 

Au creux de la vague, Groupe ADF employait seulement 60 personnes. Aujourd'hui, 300 employés y travaillent.

 

LES CONSEILS DE L'EXPERT

 

" Groupe ADF a réussi un bon redressement "

Martine Guimond est avocate spécialisée en droit des sociétés et des valeurs mobilières chez Gowlings.

D’après Martine Guimond, avocate chez Gowlings. " La preuve, c'est que cette société va très bien aujourd'hui ", dit-elle.

 

Dans plus de 90 % des cas de difficultés financières, la transparence constitue la meilleure option, à condition qu'elle s'applique autant au conseil d'administration qu'aux banquiers, créanciers, fournisseurs et employés.

" En tant que société cotée en Bourse, la règle est d'avoir la même qualité d'information pour ses partenaires, banquiers, créanciers, autorités réglementaires, etc. Surtout, il faut divulguer les informations, bonnes ou mauvaises, à la même vitesse ", dit Mme Guimond.

 

Un porte-parole, un message

 

" Cette ouverture ne dispense pas d'un bon contrôle de l'information. L'entreprise doit compter sur un ou deux porte-parole responsables de toutes les informations diffusées ", explique Mme Guimond.

Il faut éviter que plusieurs personnes parlent au nom de l'entreprise au risque de lancer des messages contradictoires. " À cet égard, Groupe ADF a réussi à bien contrôler son message en temps de crise ", ajoute-t-elle.

 

De plus, les sociétés qui vivent des difficultés financières doivent livrer un message fidèle à la réalité. " Les entrepreneurs croient souvent jusqu'au bout qu'ils vont s'en tirer; or, ce n'est pas toujours le cas. " Groupe ADF s'en est tiré, et de belle manière, juge Mme Guimond.

 

 


 

 

Voici enfin une bonne nouvelle dans le domaine des affaires. Voici un cas d’honnêteté qui doit être valorisé dans notre société du paraître, du bien personnel, du je m’en foutisme…

 

La transparence et l’honnêteté devraient être la règle dans bien des domaines. Dans les affaires, en politique, en service public, dans la vie personnelle, etc.

Pour ce qui est de la compagnie ADF (Au Dragon Forgé) cela a très bien fonctionné et tant mieux !

 

Cette entreprise travaille présentement sur le prochain édifice qui remplacera les tours jumelles du World Trade Center. Ce qui les a mis dans le trouble, aidera à les remettre sur pied.

Ces gestionnaires ont fait des erreurs dans le passé, mais ces derniers ont réussis à se reprendre d’une manière très élégante et très efficace.

Ce sont dans ces moments difficiles que nous pouvons différenciés les bons gestionnaires des mauvais. Des gens fiers et intègrent de leurs entreprises aux gens qui ne font que compter les sous.

 

Une entreprise est bien plus que seulement une manière de faire des sous mais aussi un lieu de dépassement, de fierté et d’appartenance. Ces gens ont dû prendre des décisions difficiles et courageuses. Et ils gagnés.

Félicitation également à la Banque de Développement du Canada (BDC) qui ont réussis à faire un gros compromit pour cette entreprise québécoise dans un domaine difficile et concurrentiel.

 

Voilà une belle histoire qui se finit bien pour les gestionnaires, pour les employés, les actionnaires, les créanciers et autres.

Soyez donc transparent et honnête dans vos approches, dans votre vie et vous finirez par gagner. Voici un leitmotiv intéressant et bien plus valorisant que cette hypocrisie trop souvent répandue…

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-10 08:06:36 ]

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[ Jeudi 3 juillet 2008 ]

LE CANADA SE TIRE BIEN DANS UN RAPPORT DE L’OMC ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du jeudi 19 juin 2008.

 

Titre : Le Canada, un des pays les plus ouverts.

 

Éric Desrosiers,

 

Le Canada ressort comme l'une des économies les plus ouvertes aux échanges commerciaux, selon un nouveau classement du Forum économique mondial.

 

Intitulé The Global Enabling Trade Report, le rapport, dévoilé hier à Genève par les organisateurs du forum qui se tient chaque année à Davos, en Suisse, compare 118 pays en fonction d'une dizaine de critères relevant de leurs politiques et pratiques commerciales, du traitement des marchandises à leurs frontières, de leurs infrastructures de transport et de communication ainsi que de leur contexte général d'affaires.

 

Le Canada arrive au 5e rang de ce classement, derrière Hong Kong (1er) et Singapour (2e), qui ont fait du commerce leur principal moteur de développement économique, et avec devant et derrière lui les pays d'Europe du Nord, également très tournés vers le commerce, en commençant par la Suède (3e) et la Norvège (4e), suivis par le Danemark (6e) et la Finlande (7e).