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Publié le jeudi 24 janvier 2008

[ Jeudi 24 janvier 2008 ]

LES ENTREPRISES MANUFACTURIÈRES TIENNENT BONS.

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section dossier, du samedi 12 janvier 2008.

 

Titre : Le Québec fabricant maintient le cap.

 

Charles-Albert Ramsay

 

 

Malgré les mauvaises nouvelles, la part du secteur manufacturier dans l'économie du Québec demeure importante.

 

Celui-ci représente 19 % de l'économie de la province, une proportion la plus élevée qu'au Canada ou aux États-Unis, où le secteur manufacturier compte pour 12 %, selon Jean-Luc Trahan, pdg des Manufacturiers et Exportateurs du Québec.

 

Ces derniers mois, le lobbyiste a mis les bouchées doubles afin de stimuler le cœur manufacturier de la province, alors que le huard a pris 52 % depuis 60 mois. M. Trahan ne prône pas les mesures protectionnistes pour autant. Les exportateurs que son association représente veulent plutôt de l'aide pour les aider à dynamiser leur offre de produits.

 

" Il faut tout mettre sur le design. Il faut encourager le développement ", a-t-il dit dans un entretien avec Les Affaires.

 

Selon Fernand Martin, professeur d'économie à l'Université de Montréal, les régions manufacturières jouissent d'un double avantage. Premièrement, elles sont situées près des autoroutes et à proximité de la frontière américaine. De plus, une bonne partie de l'activité économique des couronnes de Montréal se trouve dans trois de ces régions (Laurentides, Lanaudière et Montérégie). C'est aussi le cas de la couronne sud de Québec (Chaudière-Appalaches).

 

Ces six régions comptaient, en 2005, pour 42,4 % de l'activité provinciale de fabrication.

 

Les données que nous avons analysées, qui viennent d'être publiées par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), portent jusqu'à 2005 uniquement. La montée en flèche du huard a sans doute un impact qu'on ne pourra commencer à chiffrer que dans deux ans, lors de la prochaine mise à jour de ces données.

 

Des performances solides

 

Pour ce qui est des brevets, la performance des régions manufacturières est solide. Plusieurs entrepreneurs ont pris les grands moyens pour protéger leurs inventions. Ces régions avaient obtenu 337 brevets en 2005, soit près du tiers des brevets déposés par le Québec.

 

Sur le plan de l'emploi, la situation est très positive. Les taux de chômage varient de 5,7 à 8,2 % selon les régions administratives du bloc manufacturier. Grâce à ce dynamisme, ces régions attirent beaucoup de travailleurs.

 

En 2006, les régions ont accueilli pas moins de 30 036 personnes. C'est l'équivalent d'une ville entière. Ainsi, plusieurs régions, surtout en couronne nord et sud de Montréal, connaissent un vrai boom démographique. La Montérégie, par exemple, a accueilli 10 714 nouveaux arrivants.

 

Cette croissance s'accompagne d'investissements dans plusieurs secteurs. L'ISQ prévoit des investissements publics et privés de 22,2 milliards de dollars dans les régions manufacturières en 2007. C'est près de la moitié des investissements qui seront faits dans la province.

 

Cette migration ne s'explique cependant pas par des salaires faramineux. Le revenu personnel dans les régions manufacturières varie de 20 574 à 31 992 $. C'est environ 2 500 $ de moins à la rémunération moyenne québécoise (34 584 $).

 

De 1997 à 2005, les industries de fabrication ont généralement bien réussi dans les six régions manufacturières de la province. La croissance annuelle moyenne a varié de 3,7 % (Montérégie), à 6,5 % (Chaudière-Appalaches).

 

Les industries qui ont le plus prospéré sont celles de la fabrication de meubles et de produits métalliques et l'impression. Par exemple, les Laurentides ont connu une croissance annuelle moyenne de 31,5 % dans le secteur du meuble et de 19,6 % dans les produits métalliques. Dans Chaudière-Appalaches, l'industrie de l'impression a crû de 20,3 %.

 

L'industrie qui a le plus souffert est celle du textile. Le déclin le plus important a eu lieu dans Lanaudière, avec un recul moyen de 5,8 % par année, entre 1997 et 2005.

 

Voici quelques chiffres importants pour bien comprendre cette économie :

 

CHIFFRES CLÉS

 

27,6 %

 

Part de l'industrie des aliments détenue par la Montérégie dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 14,7 % du PIB de la province.

 

18,3 %

 

Part de l'industrie du meuble détenue par Chaudière-Appalaches dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 4,5 % du PIB de la province.

 

15 %

 

Part de l'industrie du plastique et caoutchouc détenue par l'Estrie dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 3,5 % du PIB de la province.

 

11,3 %

 

Part de l'industrie de l'agriculture et élevage détenue par le Centre-du-Québec dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 2,8 % du PIB de la province.

 

9,6 %

 

Part de l'industrie du plastique et caoutchouc détenue par Lanaudière dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 3,4 % du PIB de la province.

 


 

 

Vous avez ici, une partie, des explications de l’émigration des gens de Montréal. Il existe un bloc de régions ayants une plus grande part des industries manufacturières.

 

Vous remarquerez aussi, que les salaires dans ce créneau, ne sont pas les plus payants au Québec. Mais pouvons-nous faire mieux, quand les pays manufacturiers ont une main d’œuvre nombreuse et qui demande des salaires beaucoup plus bas (coûts de la vie moindre, services gouvernementaux moins importants, etc).

 

Les régions manufacturières importantes sont tous situes près des grands centres urbains, comme Montréal. Pour des raisons biens simples : les coûts de la vie plus bas que les grands centres urbains, la proximité de la main d’œuvre, les conjoints peuvent avoir un emploi dans un grand centre, les taxes foncières moins accaparantes, proximités des grandes routes et des marchés extérieurs et biens d’autres.

Nous devons tenir compte aussi, que les connaissances pédagogique, des employés n’ont pas besoin de longues études universitaires. Ce qui explique les niveaux salariaux plus bas que la moyenne québécoise. C’est bien sûr malheureux, car nous voudrions tous avoir des gros salaires... Mais il faut aussi se comparer avec la planète, et non seulement aux autres, dans les provinces Canadienne.

 

Une autre chose très importante aussi, c’est d’acheter des produits d’ici. C’est également aux entreprises exportatrices de ne plus se contenter de notre voisin du sud et de simplement produire que des articles de bas de gamme. Mais bien des produits de 2e et 3e transformation et de fine pointe.

 

L’éducation (la connaissance) est encore la voie de l’avenir...

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2008-01-24 15:26:39 ]

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