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[ Mardi 19 août 2008 ]

LES ÉCONOMISTES RÉVISENT LEURS PRÉVISIONS POUR 2008, ENFIN...

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du jeudi 7 août 2008.

 

Titre : L’économie du Québec en 2008 : Le ralentissement se confirme.

 

Jean-François Cloutier,

 

Le ralentissement persistant aux États-Unis rattrape l'économie québécoise, qui connaîtra une année plus difficile que prévu, selon le Conference Board du Canada.

 

Le Conference Board s'était démarqué en mars en y allant de prédictions parmi les plus optimistes chez les analystes économiques. Il est aujourd'hui forcé de revoir sa boule de cristal.

 

La croissance qui devait s'établir à 2,4% au Québec perd un gros point de pourcentage pour s'établir à 1,4% dans ses nouvelles perspectives, intitulées de façon éloquente "Not Out of the Woods Yet" ("Pas encore sortis du bois").

"La croissance dans les exportations pour cette année a été revue à la baisse de façon significative", concède Sabrina Browarski, économiste au Conference Board.

 

L'automobile en Ontario, mais aussi le bois et l'équipement de machinerie au Québec, sont touchés de plein fouet par une série de facteurs dont le ralentissement de la consommation aux États-Unis, le resserrement des conditions de crédit et la quasi-parité récente entre les devises canadienne et américaine.

 

Au Québec, l'aérospatiale demeure un des rares secteurs exportateurs vigoureux, mais les effets positifs de nouveaux projets comme celui de la Séries C de Bombardier ne devraient se faire sentir pleinement que dans les années à venir: "Même l'aérospatiale nous a déçus depuis le début de l'année", affirme Mme Bowarski.

 

Le déclin du secteur manufacturier n'est pas nouveau, mais la demande intérieure permettait jusqu'ici de compenser ses effets. C'est de moins en moins vrai: "Des signes de malaise commencent à apparaître dans les dépenses des consommateurs", observe l'organisme dans son rapport.

 

Le règlement du déséquilibre fiscal et les baisses d'impôt provinciales ont eu un effet important au début de l'année qui tend à s'estomper.

 

En plus, le marché de l'emploi s'est révélé moins dynamique que prévu depuis le début de l'année. C'est sans parler de la flambée des prix du pétrole qui commence à affecter la confiance des consommateurs.

 

Mince consolation: le Conference Board prédit que la situation devrait s'améliorer en 2009, alors que la croissance de l'économie québécoise devrait remonter à 2,4%. La province profitera alors d'un meilleur équilibre entre le commerce extérieur et la consommation intérieure.

 

L'Ouest en force

 

Encore une fois, c'est l'ouest du pays qui s'avère la locomotive de l'économie canadienne. Le Board remarque cependant que l'épicentre de la croissance s'y déplace graduellement de l'Alberta vers la Saskatchewan et le Manitoba.

"L'Alberta est affectée par un grave manque de main-d'oeuvre qualifiée, alors que les Prairies capitalisent encore à fond sur les retombées du boom des matières premières", explique Mme Bowarski.

 

La croissance de l'économie de la Saskatchewan devrait atteindre 4,2% cette année, au sommet des provinces canadiennes, alors que la croissance du Canada en entier se situera à 1,7%.

 

En régions

 

Le rapport du Board survient en même temps qu'une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) qui traduit elle-même les difficultés du secteur manufacturier et le boom des matières premières. Alors que les usines de Montréal tournent au ralenti, des régions éloignées profitent du prix élevé des métaux et autres produits de base.

 

La Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue ont enregistré la plus forte hausse du revenu personnel disponible en 2007, avec une croissance importante de 9 et de 8,9% respectivement. Le revenu moyen atteint maintenant 25 438$ sur la Côte-Nord, ce qui la situe au troisième rang des régions administratives les plus riches.

"Ces régions profitent notamment de l'accroissement des activités dans les mines, Pendant ce temps, l'emploi croît plus faiblement à Montréal", explique Stéphane Ladouceur, de l'ISQ.

 

Pour la première fois, la métropole s'est même fait détrôner par la Capitale Nationale en tête des régions les plus riches. Dopée par les versements d'équité salariale, la grande région de Québec affiche maintenant un revenu moyen de 25 541$, devant la métropole, à 25 490$.

 

Note :

Secteur manufacturier

En baisse

 

La production de produits chimiques, de bois et de machinerie a connu une baisse marquée ces derniers mois, frappée entre autres par le ralentissement aux États-Unis.

 

Aérospatial

En hausse

 

L'aérospatiale est un des rares secteurs de l'industrie manufacturière à bien faire. La demande pour des avions d'affaires moins gourmands en carburant permettra au secteur de poursuivre sur sa lancée.

 

Consommation

En hausse

 

La hausse des transferts fédéraux et les réductions d'impôt provinciales ont fait bondir la consommation depuis le début de l'année, quoique celle-ci devrait ralentir en raison des prix de l'essence.

 

Construction

En baisse

 

La construction non résidentielle ralentit après quelques années de forte croissance. La construction résidentielle a atteint un sommet et devrait aussi diminuer.

 


 

Qui est l’oiseau de malheur qui vous disait : que ces économistes étaient trop optimistes pour les Canadiens, malgré les problèmes américains ?

Qui est le trouble fête qui remettait les économistes et les chiffres en doutes pour le Canada et le Québec ?

Et oui… c’est moi !!!

 

Un simple profane qui lit et analyse la ‘’chose’’ économique et qui voyait bien les problèmes qui s’en venait !

 

Quand la construction va… tout va !!! Voilà une vieille phrase que j’ai entendue dans ma jeunesse et qui tient toujours. Étant moi-même dans le domaine de l’immobilier (évaluateur) je voyais bien les problèmes venir et les économistes se tromper, de manière trop optimistes.

 

Je remets même encore les chiffres de la croissance de 2009 en doute… par le Conference Board, encore une fois.

Car le secteur manufacturier est loin d’avoir fini de se transformer pour affronter les nouveaux défis.

L’aérospatiale est dans le vent mais les carnets de commande ne sont pas pleins.

La construction n’est pas dans une remontée mais bien dans une petite correction des valeurs.

La consommation ne sera pas au rendez-vous avec les pertes d’emploi et l’incertitude économique au niveau mondial.

Sans oublier les gouvernements qui ne targue à se féliciter avec des baisses d’impôts mais n’attaque pas les problèmes de gestions de front.

 

Heureusement qu’au Canada, nous avons le pétrole de l’ouest qui dope notre économie à la hausse… sinon je ne donnerais pas chère de notre peau…

 

Le changement de gouvernement au États-unis doivent enfin venir… mais espérons que les changements d’attitudes dans leurs gestions internes s’effectueront rapidement.

Sinon, les problèmes risque de s’accentuer !!!

 

 

Bien à vous,

 

JFD

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-19 07:32:24 ]

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[ Vendredi 1 août 2008 ]

L’ÉCONOMIE RALENTIE MAIS L’INFLATION EST STABLE POUR LE MOMENT !?

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du vendredi 29 juillet 2008.

 

Titre : Le ralentissement plus à craindre que l’inflation.

 

Rudy Le Cours,

 

Selon toute vraisemblance, la croissance économique au deuxième trimestre aura été plus forte que prévu des deux côtés de la frontière.

Pourtant, l'expansion des deux économies devrait inquiéter davantage que les pressions inflationnistes au cours des mois à venir.

 

On s'attend à ce que le produit intérieur brut ait progressé de 2,0% aux États-Unis, d'avril à juin, à la faveur d'une amélioration de la balance commerciale et d'une consommation dopée par des rabais fiscaux aux ménages par Washington.

 

Au Canada, l'économie a sans doute crû de 0,2% en mai, selon la prévision des experts. Cela porte à croire que le trimestre se terminera par un retour à l'expansion, après le recul surprenant de 0,3%, cet hiver.

 

Aux États-Unis, les bénéfices des entreprises ont pourtant reculé pour un quatrième trimestre d'affilée ce printemps. Cela n'est guère un bon présage pour le marché du travail et les investissements.

 

Le marché de l'habitation reste en piètre état: le nombre de maisons neuves invendues équivaut à 10 mois de mises en chantier, et le prix des maisons neuves ou d'occasion est plus faible que l'an dernier.

Le taux d'inoccupation des propriétés s'élève à 2,8%, à un dixième près de son sommet historique atteint au premier trimestre. Les optimistes indomptables y verront une amélioration. C'est faire fi des conditions de crédit qui se sont durcies, compte tenu de la détérioration du bilan des banques régionales dont le prêt hypothécaire est la source principale de revenus.

 

De ce côté-ci de la frontière, l'affaiblissement de l'économie américaine compliquera encore la tâche aux manufacturiers alors que l'attiédissement de la consommation et des mises en chantier canadiennes limite aussi leurs débouchés intérieurs.

 

Après leur folle poussée du printemps, les prix du pétrole et des céréales fléchissent rapidement.

Les taux d'inflation très élevés le mois dernier aux États-Unis (5,0%) et au Canada (3,1%) ont de bonnes chances de se replier dès l'hiver. Les cours vertigineux de l'énergie se sont assez peu répercutés ailleurs dans l'économie, à l'exception notable du transport aérien.

Selon une recherche menée par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, 116 des 173 articles formant le panier de provisions canadien de l'Indice des prix à la consommation sont à la hausse cette année, contre 127 l'an dernier alors que l'or noir et l'essence coûtaient beaucoup moins qu'aujourd'hui. "Cette statistique vient confirmer l'absence de contagion marquée de l'énergie vers les autres biens et services", juge-t-il.

 

En revanche, la hausse du prix de l'énergie n'a pas encore eu tout son impact sur le consommateur. C'est avec la facture de chauffage qu'on en prendra toute la mesure des deux côtés de la frontière.

 

À la différence du Québec, la plupart des provinces et des États américains produisent de l'électricité dans des centrales thermiques. Les prochaines factures, déjà incorporées en grande partie au taux d'inflation, seront reçues comme des électrochocs par plusieurs.

 

"Les villes, déjà aux prises avec des factures d'énergie accrues, vont sans doute majorer les tarifs de transports en commun ou l'impôt foncier", prédisent Derek Holt et Karen Cordes, économistes chez Groupe Banque Scotia. Autant d'éléments qui gonflent l'inflation globale qui sont exclus des indices de référence qui servent de baromètre à la Réserve fédérale et à la Banque du Canada dans l'établissement de leur politique monétaire.

Ces factures ventripotentes vont néanmoins inciter le consommateur à y regarder de plus près à la dépense.

 

La baisse observée ces derniers jours du prix du pétrole doit être vue pour ce qu'elle est jusqu'ici: un retour au prix du mois de mai. "Les autres forces qui se liguent contre les dépenses de consommation (aux États-Unis) comme l'affaiblissement du marché du travail, la baisse du prix des actifs (biens mobiliers et immobiliers) le resserrement du crédit et l'épuisement imminent des stimuli fiscaux demeurent de formidables obstacles", rappelle Andrew Tilton, économiste chez Goldman Sachs.

 

 


 

Je rappel qu’au dernier article que j’avais présenté sur ce site était plus positif par la Banque du Canada. Cette dernière prédisait que l’inflation sera stable… « Je ne suis toujours pas sûr de cette affirmation ! ».

 

Cet article démontre bien que plusieurs facteurs importants dans la vie des gens, ne sont pas pris en compte dans leur prédiction. Des facteurs que doivent choisir les gens à la fin des mois et dans leur budget annuel.

 

Je demeure toujours aussi pessimiste sur les prédictions jovialistes de la Banque du Canada et des politiciens. Ces gens qui veulent faire plaisirs à plusieurs personnes pour les garder dans un éternel optimisme.

 

Je vous mets en garde contre l’inflation des prochains mois à venir et sur les ralentissements économique de nos voisins du sud… Même si les chiffres ne sont pas trop alarmants… encore !

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

JFD.

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-01 08:29:09 ]

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[ Jeudi 3 juillet 2008 ]

LE CANADA SE TIRE BIEN DANS UN RAPPORT DE L’OMC ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du jeudi 19 juin 2008.

 

Titre : Le Canada, un des pays les plus ouverts.

 

Éric Desrosiers,

 

Le Canada ressort comme l'une des économies les plus ouvertes aux échanges commerciaux, selon un nouveau classement du Forum économique mondial.

 

Intitulé The Global Enabling Trade Report, le rapport, dévoilé hier à Genève par les organisateurs du forum qui se tient chaque année à Davos, en Suisse, compare 118 pays en fonction d'une dizaine de critères relevant de leurs politiques et pratiques commerciales, du traitement des marchandises à leurs frontières, de leurs infrastructures de transport et de communication ainsi que de leur contexte général d'affaires.

 

Le Canada arrive au 5e rang de ce classement, derrière Hong Kong (1er) et Singapour (2e), qui ont fait du commerce leur principal moteur de développement économique, et avec devant et derrière lui les pays d'Europe du Nord, également très tournés vers le commerce, en commençant par la Suède (3e) et la Norvège (4e), suivis par le Danemark (6e) et la Finlande (7e).

 

Le Canada s'est particulièrement fait remarquer pour le degré d'accessibilité de son marché (3e), reconnaissable aux faibles niveaux de ses barrières commerciales tarifaires et non tarifaires ainsi qu'à la forte proportion d'importations admises en franchise de taxe. Ses services douaniers seraient également relativement efficaces (9e), la qualité et la quantité de ses infrastructures de transport et de communication (11e) feraient également l'envie de plusieurs. Son environnement réglementaire (23e) et le coût infligé aux entreprises par la criminalité et le terrorisme (18e) ont pour leur part moins impressionné.

 

«La plupart des tarifs et des autres barrières commerciales issues de politiques ont été instaurés par les gouvernements pour protéger ceux qui sont exposés à des pertes à court terme à cause de l'augmentation de la concurrence étrangère, notent les auteurs du rapport qui fait plus de 400 pages.

 

D'autres obstacles sont les conséquences involontaires liées à des cadres institutionnels et des infrastructures physiques et humaines qui se sont développés au fil des ans dans chaque pays. Quoiqu'en soit leurs origines, ces barrières ont pour conséquence de réduire le flot des échanges commerciaux, ce qui réduit généralement le niveau de bien-être général».

 

La Chine et l'Inde loin derrière

Les pays développés se retrouvent globalement en tête de peloton de ce classement. Les États-Unis (14e) sont loin d'être les meilleurs à ce concours, se classant derrière l'Allemagne (8e) et le Japon (13e), et tout juste devant le Royaume-Uni (16e), l'Australie (17e) et la France (19e). La remarquable qualité de ses infrastructures de transport et de communication (3e) et l'ouverture de ses politiques au commerce ne seraient pas suffisantes pour compenser «le manque d'efficacité» de son système douanier (21e) et de ses coûts de sécurité (25e).

Grande puissance exportatrice pourtant, la Chine (48e) paraît encore moins disposée que les États-Unis à garantir la réciproque. «Avant tout, la Chine reste un pays assez fermé, dit le rapport. Bien que son succès repose fortement sur ses exportations, les importations y sont encore sévèrement limitées par des barrières tarifaires et non tarifaires, malgré son accession à l'Organisation mondiale du commerce».

 

Les autres économies émergentes ne font guère mieux. Le 59e rang de l'Afrique du Sud n'apparaît pas si mal compte tenu du fait qu'il lui assure malgré tout le 2e rang parmi des pays d'Afrique subsahariens, qui ont tendance à se tenir en queue de peloton en ce domaine. L'Inde arrive pour sa part à la 71e place, le Brésil à la 80e et la Russie à la 103e, loin, très loin de tous les autres pays européens à cause du peu d'ouverture de ses politiques commerciales (99e), de la redoutable inefficacité de son administration douanière (92e) et d'un cadre réglementaire carrément hostile (117e).

 

Un autre rapport, de la Banque mondiale celui-là, soulignait mardi que, si les pays développés se montraient effectivement les plus ouverts au commerce, certaines de leurs politiques avaient néanmoins pour effet de bloquer les importations étrangères, justement dans les secteurs susceptibles d'être les plus profitables aux pays pauvres, tels l'agriculture et certains produits à plus grande valeur ajoutée. Les auteurs de l'édition 2008 des Indicateurs du commercial mondial, de l'institution internationale, pointaient notamment le Canada d'un doigt accusateur à cause de ses tarifs commerciaux à l'encontre des produits finis des secteurs non agricoles.

 


 

 

Pour une des rares fois, je suis content de voir le nom ‘’Canada’’ dans les 5 premières positions. Surtout quand cela provient d’un rapport rédigé par une organisation très bien reconnue.

 

En même temps, ce rapport me porte à me poser des questions. Surtout quand il s’agit de nos infrastructures et communications. Car, il semble que nous sommes au 11e rang. Alors je pose deux questions : Ont-ils vus nos routes au Québec ? Les routes ailleurs dans le monde sont-elles en si piteux états ?

Heureusement que les routes des autres provinces sont bien meilleures pour nous permettre d’avoir une note relativement bonne.

 

L’environnement règlementaire nous donne la note de 23e au monde… pas fort ! Et pour cause… Il y a des années et des lunes que plusieurs entreprises et ordres professionnels demandent des changements. Il semble que bien des choses restes à faire !

 

La criminalité et le terrorisme ne sont guère plus reluisants. Pourtant, les montants d’argents sont de plus en plus importants pour lutter à ces fléaux mondiaux mais pourtant nos efforts ne sont pas très gratifiants. Probablement que les techniques ne sont pas à la hauteur des moyens. Trop souvent mené par les mêmes gens, la lutte aux criminels et terroristes ne semble pas très efficace.

 

Mais réjouissons-nous, nous sommes devant plusieurs forces économiques mondiaux… pour une fois. Mais continuons à nous améliorer !

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-03 17:28:46 ]

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[ Jeudi 19 juin 2008 ]

LA CHINE S’AMÉRICANISE. IL Y A-T-IL UN MOYEN DE S’EN SAUVER ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section en manchettes, du samedi 14 juin 2008.

 

Titre : Des entreprises quittent la Chine, devenue trop coûteuse.

 

François Normand,

 

Mondialisation.

 

Raymond Durocher s'arrache les cheveux. L'explosion des coûts de production en Chine chambarde son modèle d'entreprise. "Les coûts ont tellement augmenté qu'il faut regarder ailleurs", dit le président du Groupe Holiday, un importateur de valises fabriquées en Chine.

 

L'entreprise canadienne ne quittera toutefois pas la Chine. Le pays possède encore une économie compétitive malgré la hausse des coûts de production, surtout dans les secteurs à faible valeur ajoutée, comme le textile, le vêtement et la chaussure.

 

Mais Groupe Holiday pourrait bientôt faire fabriquer jusqu'à 50 % de ses valises dans d'autres pays asiatiques, comme la Thaïlande, le Bangladesh, le Viêtnam ou le Cambodge. "C'est une mini révolution dont je me serais passé", confie Raymond Durocher.

 

D'autres entreprises révisent aussi leur stratégie en Chine, comme Giolong International, une firme de Montréal qui aide des sociétés québécoises à s'implanter en Chine. Elle a ouvert l'an dernier un bureau au Viêtnam, qui s'ajoute aux trois qu'elle exploite en Chine.

"La Chine ne sera pas toujours la solution : si nos clients ne veulent plus y faire affaire, il faut se diversifier", affirme la directrice du développement, Marie Dionne.

 

La recherche d'une solution de remplacement à la Chine est loin d'être un phénomène isolé. Près d'une multinationale sur cinq présente dans ce pays prévoit déplacer certaines de ses activités dans d'autres pays asiatiques, selon un sondage récent de la Chambre de commerce américaine à Shanghaï.

Ce n'est pas tout. Il y a aussi des délocalisations à l'intérieur même de la Chine. "Des entreprises chinoises quittent la province de Guang-dong, dans le Sud-Est du pays, pour aller dans le Nord-Est où les coûts de production sont moins élevés", explique Pierre Farah-Lajoie, président de PFL Solutions, qui aide les entreprises d'ici à traiter avec la Chine.

 

La hausse des coûts qui touche l'ensemble de la chaîne de production tient à plusieurs facteurs locaux, qui s'ajoutent aux facteurs internationaux que sont l'explosion des prix des matières premières et de l'énergie.

 

1. Les salaires augmentent

 

La forte croissance économique que connaît la Chine depuis un quart de siècle a fait augmenter les salaires et le niveau de vie des travailleurs, dans le secteur manufacturier comme dans celui des services. "Depuis 10 ans, les salaires ont plus que doublé en Chine", précise Marie Dionne.

 

En fait, les salaires varient beaucoup d'une région à l'autre de la Chine en fonction de l'offre et de la demande ainsi que du niveau de développement. "Le salaire minimum varie de 1,30 à 1,35 $ de l'heure à Shanghaï, mais il peut descendre jusqu'à 0,60 $ dans les provinces très reculées", précise Loïc Tassé, spécialiste de la Chine et membre du CERIUM de l'Université de Montréal.

 

2. Les Chinois travaillent moins

 

Les Occidentaux n'ont pas le monopole de la conciliation travail-famille. Même s'ils ont peu d'enfants, les Chinois veulent de moins en moins travailler comme des forcenés. "Ils revendiquent de plus en plus, dit Marie Dionne. Grâce à Internet, aux vacances et aux voyages d'études à l'étranger, ils savent de plus en plus ce qui se passe ailleurs dans le monde."

"Les heures travaillées ont tendance à diminuer, mais les Chinois sont prêts à travailler plus longtemps si c'est dans l'intérêt de l'entreprise", dit pour sa part Ari Van Assche, spécialiste de la Chine et de la chaîne d'approvisionnement globale à HEC Montréal.

 

Mais pas à n'importe quel prix, rétorque Réjean Provost, vice-président de Canamexport, une entreprise offrant des services d'impartition à des fabricants de vêtements. "Comme ici, les heures supplémentaires sont payées double tarif", dit-il.

De plus, dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, les Chinois sont de moins en moins fidèles à l'égard de leur employeur. "On peut changer d'entreprise pour 5 cents de plus de l'heure !" précise Marie Dionne.

 

3. La monnaie chinoise s'apprécie

 

La montée du yuan par rapport au dollar américain, monnaie de référence dans les contrats internationaux, est aussi responsable de la hausse des coûts d'importation de biens fabriqués en Chine.

 

Pendant des années, le yuan était arrimé au billet vert, comme l'est encore le dollar de Hong-Kong. Ainsi, les Chinois obtenaient 8,28 yuans pour un dollar américain. Mais en 2005, Beijing a mis fin à ce taux de change fixe sous la pression des États-Unis, exaspérés par l'explosion de leur déficit commercial avec la Chine. Aujourd'hui, la valeur du yuan est arrimée à un panier de devises comprenant l'euro et le dollar américain.

Actuellement, le dollar américain vaut environ 6,90 yuans, soit 20 % de plus qu'il y a trois ans. Cette situation pénalise par conséquent les entreprises chinoises, qui reçoivent moins de yuans pour chaque dollar américain. "Elles ont d'ailleurs commencé à augmenter leurs prix", précise Raymond Durocher. Les manufacturiers chinois prévoient une nouvelle hausse de leur monnaie, selon Réjean Provost : "Il y a déjà des contrats qui se signent à 6 yuans du dollar".

4. La fin des subventions à l'exportation

 

L'abolition, en 2007, d'une ristourne fiscale (tax rebate) sur les exportations de quelque 2 500 produits à faible valeur ajoutée fabriqués en Chine fait aussi bondir les coûts d'approvisionnement des entreprises canadiennes.

"Ça fait augmenter les coûts d'importation de 12 à 15 %", précise Pierre Farah-Lajoie.

 

Ces derniers mois, il a importé trois cargaisons d'acier pour un de ses clients québécois. Ce dernier a dû débourser près de 25 % de plus qu'il aurait fait à l'époque où la ristourne fiscale était en vigueur. Et cela sans compter les coûts de transport qui augmentent en flèche, en raison de la hausse du baril du pétrole...

Selon le président de PFL Solutions, les autorités chinoises l'ont supprimée pour optimiser la consommation d'énergie en Chine et la concentrer dans la fabrication de produits à forte valeur ajoutée. "La Chine veut devenir spécialiste d'industries plus complexes", confirme Ari Van Assche, de HEC Montréal.

 

Le contexte

 

TERRE D'INVESTISSEMENT

 

16,6 %

Taux de croissance annuelle moyen des investissements directs étrangers au Viêtnam, depuis 2000.

 

Le viêtnam, troisième économie d'Asie ?

 

"Le Viêtnam dépassera, en 2025, les 115 millions d'habitants; s'il sait réformer son système politique, bancaire et scolaire, s'il sait mettre en place des infrastructures routières et lutter contre la corruption, il deviendra la troisième économie d'Asie"

- Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir, 2006

 

Commerce extérieur

 

21,2%

Proportion des exportations totales du Viêtnam qui sont envoyées aux États-Unis, faisant de l'Oncle Sam le principal marché étranger du Viêtnam, devant le Japon et l'Australie.

 

Pauvreté extrême

 

1400

Produit intérieur brut par habitant au Bangladesh, en dollars américains, établi en fonction de la parité des pouvoirs d'achat.

 

Protégez-vous en Inde

"Il est fortement recommandé aux investisseurs de retenir les services d'un avocat local et d'intégrer l'arbitrage international dans leurs contrats"

- Exportation et développement Canada (EDC)

 

Tissus Indiens

 

13,5 %

Proportion des produits textiles dans les exportations de l'Inde.

 


 

 

Voilà ce que je disais depuis longtemps à mes amis, connaissances et interlocuteurs… maintenant le temps est arrivé !

 

Les coûts augmentent en Chine; les gens veulent plus de salaires et d’avantages sociaux; et les gens ‘’américanise’’ leur façon de vivre et de travailler. Seul le Japon résiste aux pressions de l’américanisation dans leur travaille.

 

Les mouvements d’entreprises dans les terres intérieures de la Chine et dans les autres pays ayant les mêmes avantages que la Chine avaient il y a 30 ans. Mais cela… ce n’est pas fini !!! Il en reste encore beaucoup de pays comme cela et sur plusieurs continents : Asie, Afrique et Amérique du sud.

 

Notre avantage des années 1920 à 1970 est maintenant le lot des pays en voie de développement. Ce qui fait pour nous, des années encore difficiles pour diverses entreprises, économies…

 

Voilà pourquoi que nos gens doivent se spécialiser ou bien étudier longtemps sur les bancs d’école… et non pas décrocher des écoles secondaires à 40 %. Beaucoup de boulot pour remettre notre réseau scolaire à niveau avec plusieurs pays de la planète. La mondialisation n’est pas seulement dans le bois et les emplois… mais bien dans tout !

 

La productivité, les stratégies, les planifications et le travail de plusieurs intervenants doivent être focalisés dans le même sens. Et non en combat intestine éternellement…

 

Heureusement que le prix du pétrole augmente… et oui une chance ! Car le coût du transport ralentisse les ardeurs de certaines entreprises à déménager certaines tâches vers l’étranger. Mais, c’est toujours les CONSomateurs qui paient les frais. Et cela, ce sont aussi les CONStribuables et CONcitoyens du Québec. Donc : VOUS !!!

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-06-19 18:07:52 ]

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[ Mardi 20 mai 2008 ]

LE QUÉBEC DOIT PRENDRE EXEMPLE SUR UNE VILLE : HONG KONG.

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Tendances, du samedi 17 mai 2008.

 

Titre : Aux portes de la Chine, Hong-Kong a plus que jamais un rôle à jouer.

 

François Normand,

 

 

HONG-KONG - Tout va vite dans cette ville. La circulation, les affaires, même les rendez-vous défilent à vive allure... Mais Mike Rowse, lui, prend tout son temps et une grande respiration avant de répondre à notre question : "Hong-Kong, dépassée ? Ceux qui disent ça sont des ignorants !" lâche-t-il sèchement, visiblement piqué au vif.

 

Le directeur d'Invest Hong Kong, une société d'État qui aide les investisseurs à s'implanter dans la région, n'est pas le seul à dénoncer le discours de certains spécialistes de l'Asie qui affirment que la ville a perdu de son lustre et qu'elle n'est plus la porte d'entrée pour faire des affaires en Chine continentale. Bernard Pouliot, président et cofondateur de Quam, une société de services d'investissement de Hong-Kong, partage son opinion. "C'est une grossière erreur d'analyse", dit-il en insistant bien sur chaque mot.

"Notre ville est encore plus importante aujourd'hui, affirme pour sa part le ministre de Finances de Hong-Kong, John Tsang. Il y a des plus en plus de gens qui viennent ici pour faire des affaires avec la Chine !"

 

Les multinationales peuvent se passer de Hong-Kong, mais pas les PME

La plupart des intervenants que nous avons rencontrés admettent toutefois que les grandes entreprises étrangères ont moins besoin de transiter par Hong-Kong pour aller en Chine.

 

Ainsi, même si le droit des affaires n'y est pas toujours clair, les grandes sociétés peuvent survivre dans le "Far East" chinois. Elles s'appuient sur leurs importantes ressources humaines et matérielles, sans parler de leurs contacts politiques.

 

Mais c'est loin d'être le cas pour les PME. Leur faible notoriété et leurs moyens restreints les exposent à se cassent les dents, voire à faire faillite. "On remplirait un cimetière avec les entreprises à qui s'est arrivé", confie Bernard Pouliot.

Celles-ci auraient donc tout intérêt à entrer en Chine par Hong-Kong. Un environnement d'affaires prévisible et dynamique, c'est la carte que joue l'archipel aujourd'hui pour convaincre les entreprises et les investisseurs étrangers qu'elle est encore un formidable tremplin pour brasser des affaires en Chine.

Depuis 1997, l'ancienne colonie britannique a dû se repositionner pour faire face à la montée en puissance de la Chine continentale. Avec ses 7 millions d'habitants, Hong-Kong pèse peu face au 1,3 milliard de Chinois et aux mégapoles comme Shanghai.

 

Malgré tout, elle demeure une importante plaque tournante commerciale en Asie, que ce soit en matière d'impartition, de distribution ou de gestion de chaînes d'approvisionnement internationales.

 

Et pas seulement pour les entreprises étrangères, précise Nicholas Kwan, directeur de la recherche, Asie, de la banque britannique Standard Chartered. "Les Chinois passent de plus en plus par Hong-Kong pour vendre leurs produits à l'étranger."

 

Les avantages de New York et de Londres, mais en Chine

Hong-Kong est aussi une des trois principales places financières de la planète, aux côtés de New York et de Londres. En janvier, le magazine Time consacrait d'ailleurs un dossier à ces trois mégapoles interconnectées, en titrant à la une "Ny-lon-kong".

 

La puissance financière est l'atout de taille de Hong-Kong. Bien qu'elle soit retournée dans le giron de la Chine communiste, la ville a les caractéristiques des grandes places financières internationales : une monnaie convertible et aucun frein à la mobilité des capitaux; un système bancaire privé; une libre circulation de l'information; et un système juridique indépendant qui protège la propriété privée.

 

La présence d'un système juridique indépendant, inspiré, comme au Canada, de la common law britannique, est fondamentale pour les gens d'affaires. "Si une entreprise a un litige commercial à Hong-Kong, elle va simplement devant les tribunaux", dit Kishore K. Sakhrani, directeur de ICS Trust Asia, une firme de consultants de Hong-Kong qui aide les entreprises à s'établir là-bas.

 

En Chine continentale, le recours aux tribunaux est un pari risqué. Les cours de justice n'y sont pas indépendantes : elles sont régulièrement soumises à diverses pressions politiques, surtout en dehors des grandes villes.

 

Une des sociétés les plus efficaces et compétitives du monde

L'administration publique que Hong-Kong est aussi beaucoup plus rapide et efficace que celle du reste de la Chine. Ainsi, un entrepreneur peut y obtenir toutes les autorisations pour lancer une entreprise en deux semaines. "En Chine continentale, ça peut prendre plus d'un an", dit le directeur de ICS Trust Asia. "C'est vraiment facile de lancer une entreprise", confirme Vincent Gauthier, directeur de I-Scream, un fabricant de crème glacée haut de gamme.

On constate cette efficacité dans l'ensemble de l'économie, du chargement-déchargement des conteneurs au port de Hong-Kong (un des plus importants du monde) à la réalisation des projets d'infrastructure en passant par la gestion des transports en commun.

 

" C'est une des villes les plus efficaces au monde, dit Michel Lahaie, président et fondateur d'Axiom Investment Management, une firme d'investissement et de gestion de fortune. Même le traitement des bagages à l'aéroport de Hong-Kong se fait plus vite qu'ailleurs, surtout par rapport aux aéroports canadiens !"

 

Cette économie est aussi une des plus compétitives au monde, sans parler de son approche visiblement favorable à l'entreprise en matière de fiscalité. Ainsi, à Hong-Kong, seuls sont imposables les bénéfices des sociétés (taux de 16,5 %), les salaires (taux maximal de 15 %) et les revenus issus de la location des biens immobiliers. Par conséquent, il n'y a pas d'impôt sur l'achat de biens et de services ni sur les gains en capital et les dividendes. Ce qui fait de Hong-Kong une des économies développées les moins imposées au monde, selon Invest Hong Kong.

 

Cette ville internationale attire aussi les talents du monde entier, de sorte qu'elle regroupe des experts dans plusieurs domaines pointus. "Je trouve ici des analystes financiers qui peuvent suivre simultanément des titres d'entreprises coréennes et indonésiennes. On ne trouve pas ça ailleurs", dit Vincent Duhamel, directeur, gestion de portefeuilles de Goldman Sachs Asia, à Hong-Kong.

 

Exception culturelle

 

La culture d'affaires de Hong-Kong est aussi unique. Ni occidentale ni chinoise, elle est plutôt internationale, mais avec une touche bien asiatique. "Si vous voulez y implanter une entreprise, embauchez un bon gestionnaire local !" conseille d'ailleurs Allan Zeman, un homme d'affaires originaire de Montréal aujourd'hui bien en vue à Hong-Kong.

 

"Il faut aussi être bien préparé, et surtout, avoir quelque chose de différent à offrir", dit pour sa part Victor Apps, président de Manulife à Hong-Kong et président de la Chambre de commerce du Canada à Hong-Kong. Un entrepreneur mal préparé n'aura sans doute pas de deuxième chance.

Il faut avoir un projet bien ficelé, confirme Bernard Pouliot. "Les Hong-Kongais sont compétents et sérieux, dit-il. Ils ne veulent pas faire affaire avec des beaux parleurs." Cela dit, les gens d'affaires qui veulent s'implanter à Hong-Kong ne doivent pas viser trop haut au départ, ajoute-t-il.

 

Tout va vite dans cette ville. Et le temps, c'est de l'argent... sans doute plus que nulle part ailleurs dans le monde.

 

Bien honnêtement, je crois que le Québec et même le Canada, devraient s’inspirer de la ville de Hong Kong dans plusieurs domaines.

L’efficacité est à l’ordre du jour par là, beaucoup moins le cas dans notre coin du monde !!!

 

 

 

Les Québécois doivent prendre des mesures pour démystifier cette ville avec le même nombre d’habitants que le Québec dans une superficie beaucoup moindre et avec seulement les habitants comme ressources naturelles.

 

Un dossier à suivre dans tous les domaines...

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-20 19:24:32 ]

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[ Mardi 13 mai 2008 ]

DES PANACÉS POUR GUÉRIR UN CANCER PORCIN... PAS TROP FORT.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du mercredi 23 avril 2008.

 

Titre : Les producteurs dans une situation critique.

 

Hugo Fontaine,

 

L'industrie québécoise du porc vit une crise qui n'en finit plus. Et depuis un an, les choses empirent. Le prix des céréales grimpe, celui du porc chute. Le dollar canadien reste élevé. Les producteurs sont "pris à la gorge". Alors qu'Ottawa lance un programme pour réduire de 10% le nombre de porcs reproducteurs au pays, Québec met de la pression pour que les acteurs de l'industrie se trouvent un nouveau modus operandi.

 

Portrait d'une industrie qui a le moral dans les sabots...

 

Depuis une dizaine de jours, le gouvernement fédéral a mis en marche un programme qui vise à n’éliminer rien de moins que 10% du cheptel porcin canadien. Ottawa débloque 50 millions de dollars pour convaincre des producteurs de quitter le marché ou d'éliminer leurs porcs reproducteurs.

 

De cette façon, Ottawa prévoit éliminer du marché 150 000 truies, ce qui représente, à terme, une diminution de 3 millions de porcs.

Si le remède paraît fort, c'est que les maux sont sévères. Les producteurs vivent une crise qui n'en finit plus de finir, et Ottawa espère que la réduction du cheptel pourra soutenir les prix.

 

Les producteurs, quant à eux, ne condamnent pas le programme, mais n'y voient pas une panacée. "Un plaster sur le bobo", croit le producteur René Leblanc, de Baie-du-Febvre.

Le bobo est en fait, pour les producteurs, une plaie béante qui tend bien plus à s'infecter qu'à se refermer.

 

Il y a un an, La Presse Affaires faisait état de la crise, déjà très grave au bout de deux ans de maladies dans les troupeaux. Depuis, la situation a évolué dans le mauvais sens.

 

"Les prix ont chuté de façon radicale depuis septembre dernier", indique le président de la Fédération des producteurs de porc du Québec (FPPQ), Jean-Guy Vincent.

Les problèmes de surproduction mondiale se sont accentués. Il y a aujourd'hui 25 % plus de viande de porc réfrigérée aux États-Unis qu'il y a un an, selon le directeur de la production de l'entreprise porcine F. Ménard, Luc Ménard.

 

Le dollar canadien, déjà élevé il y a un an, a continué à grimper, au grand dam des exportateurs. En 2004, un producteur québécois recevait 117 $ pour un porc. À prix égal, aujourd'hui, le producteur ne reçoit que 98 $, à cause du taux de change.

 

Hausse du prix des grains

 

Comme si ce n'était pas assez, les prix des grains, essentiels pour nourrir les animaux, atteignent des niveaux record. Depuis six mois, le prix du maïs a augmenté de 50 %.

 

"Quand c'est rendu que Bernard Derome parle des prix du grain au Téléjournal, c'est que c'est rendu élevé", lance Luc Ménard.

 

La crise est mondiale. Mais tout joue contre le Québec. "Depuis quelques années, on a un quasi-moratoire sur les porcheries à cause de la pression sociale et des règles environnementales, rappelle Daniel-Mercier Gouin, professeur au département d'économie agroalimentaire de l'Université Laval. Cette situation qui perdure conduit à réduire les investissements."

"Les producteurs ne sont pas en mesure de suivre le rythme de développement", ajoute-t-il.

 

Le Québec exporte plus de 50 % de sa production de porc. Aux États-Unis, les grandes entreprises verticalement intégrées sont bien plus efficaces et font la vie dure aux exportateurs québécois sur les marchés asiatiques à fort potentiel.

 

De surcroît, le porc américain prend de plus en plus de place sur le marché québécois.

 

Les producteurs ont des coûts de production trop élevés, et l'industrie québécoise n'est plus assez compétitive.

 

Dans ces circonstances, les producteurs sont financièrement "pris à la gorge", pour reprendre les mots de M. Coulombe.

"Un producteur perd environ 50 à 60 $ par porc", souligne François Bédard, spécialiste des affaires techniques au Conseil canadien du porc.

 

Le pari d'Ottawa

 

Ottawa fait donc le pari de réduire le cheptel pour soutenir les prix et aider les producteurs qui restent dans le marché en mettant sur pied son Programme de réforme des porcs reproducteurs.

 

"Il y a trop de porcs dans le marché, il faut l'ajuster", explique Susie Miller, directrice générale du Bureau de la chaîne de valeur des aliments chez Agriculture et Agroalimentaire Canada.

 

"L'objectif est de relever les prix, mais on ne sais pas si ça va arriver, et dans combien de temps", note François Bédard.

Depuis le 14 avril, un producteur peut réclamer 225 $ par porc reproducteur éliminé. Le programme est rétroactif au 1er novembre et le producteur peut récupérer des sommes pour les animaux vendus depuis ce temps.

 

En contrepartie, le producteur ne doit vendre aucune truie après le 14 avril, et doit s'engager à dépeupler une porcherie de tous ses porcs reproducteurs pour une période d'au moins trois ans.

 

Les producteurs ne se font pas d'illusions sur la portée du programme.

"Un producteur moyen qui possède 300 truies recevra 67 500 $, en échange de quoi il devra renoncer à utiliser ses bâtisses, illustre le secrétaire du Syndicat des producteurs de porc de la Beauce, Mario Rodrigue. Si tu as des dettes sur ces bâtisses, ce n'est pas un bon deal."

 

"C'est un programme intéressant pour le producteur qui quitte ou qui veut quitter, dit Jean-Guy Vincent. Mais ce n'est pas un incitatif, parce que l'endettement des fermes est beaucoup plus élevé."

"Je ne veux pas condamner le programme, mais ça prend des solutions plus énergiques, ajoute Mario Rodrigue. Ce n'est pas ça qui va sauver le secteur porcin."

 

Les porcs éliminés seront récupérés pour faire des nourritures animales, entre autres. Au Québec, la FPPQ a conclu une entente avec des banques alimentaires pour leur fournir la majorité de la viande. Le Conseil canadien du porc garantit que les viandes seront récupérées, sauf dans le cas de très petites fermes qui n'auraient que deux ou trois truies, par exemple.

 

Encadré(s) :

 

71 MILLIONS

Nombre de porcs du Québec vendus en 2006

 

309 MILLIONS

Nombre de porcs du Canada vendus en 2006

 

2490

Nombre de fermes porcines au Québec (2006)

 

1635

Nombre moyen de porcs par ferme au Québec (2006)

 

178

Nombre moyen de porcs par ferme au Québec (1976)

 

 

  

 


 

Les inconvénients de fabriquer de l’essence avec des produits de bases dans la nourriture pour les humains et bien sûr nos animaux, envenime plusieurs problèmes plutôt que de diminuer réellement d’autres problèmes.

 

Vouloir régler un problème d’environnement au détriment d’un secteur aussi important qui est de se nourrir, n’est pas la solution miracle que plusieurs écolos recherchaient.

 

Le prix du dollar qui monte, le prix de l’essence qui augmente, les prix de productions qui diminuent en Asie et l’augmentation de la demande mondiale en Chine, en autre, n’aide en rien notre système économique établi au Canada.

 

Donner des sous pour réduire un cheptel tout en faisant rien pour les employés, les producteurs et en ne voulant pas changer notre manière de payer cet économie. Je ne crois pas qu’il s’agit d’un bon choix à moyen et long terme. Ce n’est que de la poudre aux yeux pour certains électeurs...

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-13 06:31:11 ]

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[ Mercredi 7 mai 2008 ]

LES PRÉVISIONS DE LA BANQUE DU CANADA SONT MOINS ROSES QUE D’AUTRES.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du samedi 25 avril 2008.

 

Titre : L’économie canadienne presque au point mort.

 

Rudy Le Cours,

 

 

L'expansion de l'économie canadienne a sans doute surpris la Banque du Canada par sa robustesse l'hiver dernier, mais elle fera du surplace ce printemps.

 

La banque centrale avait annoncé mardi qu'elle avait revu à la baisse de quatre dixièmes sa prévision de croissance en 2008, en la ramenant à 1,4% dans son scénario. En abaissant son taux directeur de 50 centièmes, elle avait aussi gardé la porte ouverte à un nouvel allégement monétaire d'ici 2009, sans en préciser ni l'ampleur, ni la proximité.

 

Dans son Rapport sur la politique monétaire publié hier, elle précise que l'expansion a sans doute atteint 1% entre janvier et mars alors qu'elle voyait à peine 0,6% dans son scénario publié en janvier. L'économie canadienne vivra avec un décalage plus grand le ralentissement de l'économie américaine, lequel sera à la fois plus prononcé et plus long. La faiblesse accrue des exportations qui en découlera minera presque en entier la bonne poussée de la demande intérieure.

 

D'ici la fin de juin, c'est d'à peine 0,3% que l'économie canadienne avancera, prédit-elle maintenant. Sans jamais employer le mot récession, les autorités monétaires ramènent à 1% l'expansion chez l'Oncle Sam pour l'ensemble de l'année, tout en s'attendant à ce que "le PIB américain recule faiblement au premier semestre".

 

Évidemment, pareil pronostic entraîne des difficultés accrues pour nos exportateurs. Voilà pourquoi la banque centrale croit désormais que nos échanges commerciaux avec le reste du monde, mais surtout les États-Unis, amputeront 2,4 points de pourcentage à la croissance cette année et encore huit dixièmes l'an prochain.

 

En janvier, elle chiffrait la saignée pour l'année en cours à 1,4 point seulement.

 

Si on examine seulement le volet exportations des échanges commerciaux, on constate que ses volumes reculeront cette année de 1,3 point alors qu'ils avaient quand même augmenté l'an dernier. En janvier, la Banque du Canada voyait plutôt une quasi-stagnation des livraisons à l'étranger. C'est désormais en 2010 seulement qu'elles retrouveront leur niveau de l'an dernier.

Ce pourrait être plus tard encore car la Banque demeure somme toute assez optimiste pour l'économie américaine. Si son scénario de croissance pour 2009 passe de 2,5% à 1,7%, il s'agit néanmoins d'une prévision beaucoup plus forte que celle du Fonds monétaire international qui voit 0,6% à peine de croissance.

 

Le temps que mettront la crise de l'habitation et l'assèchement du crédit à se résorber déterminera qui a raison. Hier, on apprenait que le nombre de logements neufs vendus en mars aux États-Unis avait une fois de plus reculé pour atteindre les niveaux de septembre 1991. Le stock d'invendus équivaut à 11 mois de vente. Pour couronner le tout, le prix médian d'une maison neuve avait baissé de 15% par rapport à mars 2007, du jamais vu depuis le début des années 70.

 

Par bonheur, de ce côté-ci de la frontière, la demande reste robuste. Les dépenses de consommation, la construction et l'effort des gouvernements pousseront la demande intérieure finale à 3,9%, soit 0,6 point de plus que ce que la Banque voyait en janvier. C'est ce qui permettra à l'économie canadienne de prendre une expansion modeste de 1,4% cette année.

La banque centrale précise que le faible deuxième trimestre aura pour effet de faire basculer l'économie canadienne d'un état de demande excédentaire en un d'offre excédentaire. En pareilles circonstances, les pressions inflationnistes diminuent, de manière générale.

 

Si on fait abstraction des effets temporaires de la réduction de la TPS, l'indice des prix à la consommation global progressera au-dessus de sa cible de 2% tout au long de 2008. Il s'en rapprochera en 2009 à mesure que l'offre deviendra excédentaire.

 

Il existe toutefois des risques à ce scénario, prévient-elle. À la hausse, mentionnons la robustesse de la demande intérieure, des salaires et des prix des produits de base. À la baisse, le ralentissement présent à l'échelle internationale pourrait être plus prononcé que prévu, ce qui aurait tendance à faire fléchir le prix des produits de base comme le pétrole et, du coup, le huard et le pouvoir d'achat des Canadiens.

 


 

 

Dans cet article publié et qui fait référence à la Banque du Canada, je crois personnellement que cette fois-ci, les experts se trompent quelques peu. Car le ralentissement économique de ses experts, se base surtout sur le prix de certaines matières premières, comme le pétrole.

 

Mais je ne suis pas si sûr que ce prix du brut soit vraiment à la baisse dans les prochains mois de printemps et même de l’été. De plus, si la construction va... tout va !!!

 

Ce que je constate également, c’est que la bourse canadienne, comme celle de Toronto, elle s’approche d’un nouveau record comme meilleure performance depuis longtemps.

 

Il s’agit bien sûr d’un bouleversement de notre économie qui est en cours. Notre économie canadienne était basée sur la production de produits de consommation et qu’elle se transforme en une économie plus diversifié comme celle du savoir, des matières premières et des ressources naturelles très abondant dans notre paysage.

 

Je ne préconise pas l’ensemble du scénario que la Banque du Canada annonce, mais je demeure prudent avec les improvisations de certains gouvernements canadiens dans les domaines de l’environnement et des ressources naturelles. Certaines mauvaises décisions ou orientations pourraient nous ramener dans un marasme économique très rapidement.

 

Bien à vous chers lecteurs,

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-07 08:29:34 ]

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[ Vendredi 8 février 2008 ]

LES ÉTUDES C’EST BIENS, LA RÉALITÉ EST BIEN MEILLEURE.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section affaires, du mardi 5 février 2008.

 

Titre : Le marché asiatique échappe encore au Canada.

 

Rudy Le Cours,

 

Nos échanges commerciaux avec l'Asie sont beaucoup plus importants qu'on ne l'a cru jusqu'ici, mais ils progressent aussi moins vite que ne l'indiquent les chiffres officiels.

 

Le Conference Board du Canada est arrivé à cette double conclusion en faisant ressortir que les réalités nouvelles de l'économie globalisée sont mal captées par des systèmes statistiques élaborés à l'époque où quotas et tarifs douaniers étaient des composantes essentielles des échanges internationaux.

 

Dans leur étude Le commerce "manquant" du Canada avec l'Asie, Danielle Goldfarb et Louis Thériault font remarquer d'abord que "dans les mesures officielles, il "manque" plus d'échanges de services que de produits".

On ne tient pas compte des affaires que brassent sur place des filiales de banques ou compagnies d'assurances canadiennes, par exemple. On ne tient pas compte non plus des activités des grossistes asiatiques qui organisent les importations canadiennes.

 

En outre, étant donné que la collecte de données se fait sur une base douanière, on capte mal les achats ou ventes de services réalisés par l'internet, c'est-à-dire, sans franchissement physique de frontière.

Or, il appert que le Canada est en train de rater le coche dans l'intensification des échanges commerciaux de services. "Les décideurs chefs d'entreprise et les dirigeants des administrations publiques devraient attirer l'attention sur le rendement insatisfaisant des ventes de services et le piètre rendement commercial général du Canada en Asie", suggèrent les auteurs.

 

Ils déplorent aussi que leur méthode de calcul mette en lumière que "le Canada ne semble pas être associé étroitement aux chaînes d'approvisionnement asiatiques".

 

Peu de pièces échangées

 

Alors que les économies canadienne et américaine sont très intégrées comme en font foi les étapes de la production d'une automobile ou d'un aéronef, on exporte en Asie des matières premières surtout et on y achète des produits finis.

 

On échange peu de pièces alors que c'est pourtant l'activité commerciale qui permet d'acquérir des avantages concurrentiels.

Les données officielles font ressortir que les exportations canadiennes vers la Chine progressent rapidement. Les auteurs sont en désaccord avec cette lecture.

 

Les données douanières, soulignent-ils, sont plus fiables pour les marchandises importées que celles exportées. C'est tellement vrai que, pour nos échanges avec les États-Unis, Statistique Canada mesure nos exportations à partir des données américaines. Les Américains font de même avec leurs exportations chez nous.

 

Or, cette réciprocité n'existe pas avec les pays d'Asie. Ce sont des contrôles douaniers plus assidus qui captent mieux nos exportations. Les importations chinoises en provenance du Canada mesurées par les douanes chinoises indiquent plutôt que nous leur vendons davantage que ce que nous pensions, mais que les chiffres progressent plus lentement aussi.

 

Pour les auteurs, redresser la situation ne passe pas par de nouvelles barrières tarifaires. Ils préconisent plutôt que les gouvernements agissent un peu comme des courtiers, surtout pour la PME afin de mieux aiguiller les entreprises sur les occasions à saisir.

 

Quant aux chercheurs et statisticiens, ils devront revoir leurs concepts pour mieux refléter les réalités nouvelles des échanges commerciaux.

Statistique Canada, visée comme toutes les autres agences occidentales par l'étude du Board, a répondu à La Presse qu'elle préférait en prendre connaissance en profondeur avant de la commenter.

 


 

Voilà pourquoi les études sont biens, mais doivent êtres plus réalistes, plus neutres et effectuées avec une vision de ‘’deux côtés à une médaille’’.

 

J’aime bien cet article sur les études...

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-08 08:32:46 ]

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[ Lundi 4 février 2008 ]

LE CANADA SE PERD DANS LA MONDIALISATION.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section actualités, du samedi 26 janvier 2008.

 

Titre : Le Canada perd du terrain en matière de mondialisation.

 

François Normand,

 

Le Canada recule dans le palmarès des pays les plus ouverts sur le monde sur les plans économique, politique et social, selon le classement 2008 du KOF Index of Globalization.

 

Le Canada se classe au 15e rang dans le palmarès publié le 8 janvier, un recul important par rapport à la 6e place que le pays occupait en 2006 et 2007.

 

L'indice KOF est publié par le Swiss Economic Institute. Cet indice mesure plusieurs éléments, des flux commerciaux à l'investissement étranger en passant par la publication des travaux des chercheurs.

 

Selon Axel Dreher, de cet institut, le recul du Canada dans le palmarès s'explique entre autres par l'accroissement des restrictions à l'importation sur le marché canadien.

 

La plus grande ouverture d'autres pays contribue également au déclassement relatif du Canada, précise M. Dreher.

 

Encadré(s) :

Le palmarès du KOF Index

 

1 - Belgique

2 - Autriche

3 - Suède

4 - Suisse

5 - Danemark

6 - Pays-Bas

7 - Royaume-Uni

8 - Rép. tchèque

9 - France

10 - Finlande

11 - Allemagne

12 - Espagne

13 - Hongrie

14 - Portugal

15 – Canada

 


 

 

Je ne sais pas pour vous, mais cet indice me laisse pantois. D’après cet index, le fait que le Canada est reculé sur le plan de l’ouverture à la mondialisation, semble dramatique. Il doit y avoir un effet négatif à cette perte, mais, il doit y avoir un avantage qui m’apparaît aussi intéressant.

« Comme n’importe quoi, il y a deux côtés à une médaille ! ».

 

Selon l’article, nous constatons que le recul est attribuable, en partie, aux restrictions aux importations dans notre marché. Mais l’article du journaliste, ne nous dit pas, quelle sont les effets négatifs à ce recul.

 

Mais, si nous devenons plus protectionnistes, à l’instar des États-Uniens, nous pouvons protéger certains secteurs de notre économie. Reste à savoir lequel et pourquoi ???

 

Ce que je remarque sur la liste du KOF, les pays sur cette liste, pour la plupart, sont de petits pays mais avec une population plus nombreuse et qui ne sont pas dans la liste des grands, à l’exception du Royaume-Uni.

 

Vous, chers lecteurs, avez-vous plus d’information à me donner sur ce sujet ?

 

Bien à vous,

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-04 10:29:00 ]

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[ Jeudi 24 janvier 2008 ]

LES ENTREPRISES MANUFACTURIÈRES TIENNENT BONS.

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section dossier, du samedi 12 janvier 2008.

 

Titre : Le Québec fabricant maintient le cap.

 

Charles-Albert Ramsay

 

 

Malgré les mauvaises nouvelles, la part du secteur manufacturier dans l'économie du Québec demeure importante.

 

Celui-ci représente 19 % de l'économie de la province, une proportion la plus élevée qu'au Canada ou aux États-Unis, où le secteur manufacturier compte pour 12 %, selon Jean-Luc Trahan, pdg des Manufacturiers et Exportateurs du Québec.

 

Ces derniers mois, le lobbyiste a mis les bouchées doubles afin de stimuler le cœur manufacturier de la province, alors que le huard a pris 52 % depuis 60 mois. M. Trahan ne prône pas les mesures protectionnistes pour autant. Les exportateurs que son association représente veulent plutôt de l'aide pour les aider à dynamiser leur offre de produits.

 

" Il faut tout mettre sur le design. Il faut encourager le développement ", a-t-il dit dans un entretien avec Les Affaires.

 

Selon Fernand Martin, professeur d'économie à l'Université de Montréal, les régions manufacturières jouissent d'un double avantage. Premièrement, elles sont situées près des autoroutes et à proximité de la frontière américaine. De plus, une bonne partie de l'activité économique des couronnes de Montréal se trouve dans trois de ces régions (Laurentides, Lanaudière et Montérégie). C'est aussi le cas de la couronne sud de Québec (Chaudière-Appalaches).

 

Ces six régions comptaient, en 2005, pour 42,4 % de l'activité provinciale de fabrication.

 

Les données que nous avons analysées, qui viennent d'être publiées par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), portent jusqu'à 2005 uniquement. La montée en flèche du huard a sans doute un impact qu'on ne pourra commencer à chiffrer que dans deux ans, lors de la prochaine mise à jour de ces données.

 

Des performances solides

 

Pour ce qui est des brevets, la performance des régions manufacturières est solide. Plusieurs entrepreneurs ont pris les grands moyens pour protéger leurs inventions. Ces régions avaient obtenu 337 brevets en 2005, soit près du tiers des brevets déposés par le Québec.

 

Sur le plan de l'emploi, la situation est très positive. Les taux de chômage varient de 5,7 à 8,2 % selon les régions administratives du bloc manufacturier. Grâce à ce dynamisme, ces régions attirent beaucoup de travailleurs.

 

En 2006, les régions ont accueilli pas moins de 30 036 personnes. C'est l'équivalent d'une ville entière. Ainsi, plusieurs régions, surtout en couronne nord et sud de Montréal, connaissent un vrai boom démographique. La Montérégie, par exemple, a accueilli 10 714 nouveaux arrivants.

 

Cette croissance s'accompagne d'investissements dans plusieurs secteurs. L'ISQ prévoit des investissements publics et privés de 22,2 milliards de dollars dans les régions manufacturières en 2007. C'est près de la moitié des investissements qui seront faits dans la province.

 

Cette migration ne s'explique cependant pas par des salaires faramineux. Le revenu personnel dans les régions manufacturières varie de 20 574 à 31 992 $. C'est environ 2 500 $ de moins à la rémunération moyenne québécoise (34 584 $).

 

De 1997 à 2005, les industries de fabrication ont généralement bien réussi dans les six régions manufacturières de la province. La croissance annuelle moyenne a varié de 3,7 % (Montérégie), à 6,5 % (Chaudière-Appalaches).

 

Les industries qui ont le plus prospéré sont celles de la fabrication de meubles et de produits métalliques et l'impression. Par exemple, les Laurentides ont connu une croissance annuelle moyenne de 31,5 % dans le secteur du meuble et de 19,6 % dans les produits métalliques. Dans Chaudière-Appalaches, l'industrie de l'impression a crû de 20,3 %.

 

L'industrie qui a le plus souffert est celle du textile. Le déclin le plus important a eu lieu dans Lanaudière, avec un recul moyen de 5,8 % par année, entre 1997 et 2005.

 

Voici quelques chiffres importants pour bien comprendre cette économie :

 

CHIFFRES CLÉS

 

27,6 %

 

Part de l'industrie des aliments détenue par la Montérégie dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 14,7 % du PIB de la province.

 

18,3 %

 

Part de l'industrie du meuble détenue par Chaudière-Appalaches dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 4,5 % du PIB de la province.

 

15 %

 

Part de l'industrie du plastique et caoutchouc détenue par l'Estrie dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 3,5 % du PIB de la province.

 

11,3 %

 

Part de l'industrie de l'agriculture et élevage détenue par le Centre-du-Québec dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 2,8 % du PIB de la province.

 

9,6 %

 

Part de l'industrie du plastique et caoutchouc détenue par Lanaudière dans l'ensemble du Québec. Cette région représente 3,4 % du PIB de la province.

 


 

 

Vous avez ici, une partie, des explications de l’émigration des gens de Montréal. Il existe un bloc de régions ayants une plus grande part des industries manufacturières.

 

Vous remarquerez aussi, que les salaires dans ce créneau, ne sont pas les plus payants au Québec. Mais pouvons-nous faire mieux, quand les pays manufacturiers ont une main d’œuvre nombreuse et qui demande des salaires beaucoup plus bas (coûts de la vie moindre, services gouvernementaux moins importants, etc).

 

Les régions manufacturières importantes sont tous situes près des grands centres urbains, comme Montréal. Pour des raisons biens simples : les coûts de la vie plus bas que les grands centres urbains, la proximité de la main d’œuvre, les conjoints peuvent avoir un emploi dans un grand centre, les taxes foncières moins accaparantes, proximités des grandes routes et des marchés extérieurs et biens d’autres.

Nous devons tenir compte aussi, que les connaissances pédagogique, des employés n’ont pas besoin de longues études universitaires. Ce qui explique les niveaux salariaux plus bas que la moyenne québécoise. C’est bien sûr malheureux, car nous voudrions tous avoir des gros salaires... Mais il faut aussi se comparer avec la planète, et non seulement aux autres, dans les provinces Canadienne.

 

Une autre chose très importante aussi, c’est d’acheter des produits d’ici. C’est également aux entreprises exportatrices de ne plus se contenter de notre voisin du sud et de simplement produire que des articles de bas de gamme. Mais bien des produits de 2e et 3e transformation et de fine pointe.

 

L’éducation (la connaissance) est encore la voie de l’avenir...

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2008-01-24 15:26:39 ]

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[ Lundi 21 janvier 2008 ]

SELON LE CONFERENCE BOARD, NOTRE ÉCONOMIE SERA BONNE EN 2008 !?!

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Devoir dans la section économie du mardi 15 janvier 2008.

 

Titre : L’économie canadienne se portera bien en 2008.

 

Éric Desrosiers

 

L'économie canadienne se portera bien, cette année, en dépit de la mauvaise passe que traverse le voisin américain, prédit le Conference Board du Canada. À moins, bien sûr, que les choses ne se mettent à aller vraiment mal aux États-Unis.

 

La croissance de l'économie canadienne devrait légèrement s'accélérer au cours des douze prochains mois, en passant d'un taux estimé à 2,6 % pour 2007 à un taux «respirant la santé» de 2,8 % en 2008, dit le Conference Board dans la dernière mise à jour de ses prévisions économiques dévoilée hier. «L'économie canadienne restera un modèle de croissance stable en sortant indemne de l'incertitude qui secoue les États-Unis», affirme-t-il dans le rapport de 11 pages. «La plupart des conditions qui ont stimulé l'économie intérieure canadienne au cours des dernières années sont toujours présentes, en même temps que de nouvelles sont apparues», explique-t-il un peu plus loin.

 

Au nombre de ces nouvelles conditions favorables à l'économie intérieure, le Conference Board cite les «généreuses» baisses d'impôt annoncées en novembre par le gouvernement fédéral. On note aussi le fait qu'en dépit des difficultés que traverse le secteur financier depuis l'éclatement de la crise des subprimes, la plupart des autres entreprises devraient afficher d'importants profits cette année qui pourront être réinvestis. Il faut s'attendre également à ce que les gouvernements provinciaux engrangent des revenus plus importants que prévu ce qui les aidera, sans doute, à se montrer prompts à dépenser.

 

Le maintien de la force du dollar et le ralentissement économique américain ne manqueront pas de continuer à affecter les compagnies exportatrices, admettent les prévisionnistes du Conference Board. Certains secteurs devraient toutefois quand même bien s'en tirer. Ce devrait notamment être le cas pour le secteur aérospatial, «apparemment imperméable aux mauvaises nouvelles économiques». Les nombreux investissements des dernières années dans le secteur des ressources devraient aussi commencer à donner des résultats en matière de capacité de production et d'exportation. Et puis, le huard est loin de s'être autant apprécié auprès des autres monnaies qu'il ne l'a fait par rapport au billet vert. Cela tombe bien, alors que «les exportateurs canadiens ont de plus en plus de succès à pénétrer dans les marchés européens et sud-américains».

Ce portrait de l'avenir pourrait toutefois changer s'il fallait que l'économie américaine entre en récession, prévient le Conference Board. S'il fallait que la crise financière en cours s'y étende à la consommation des ménages et à l'emploi, la situation au nord de la frontière américaine pourrait rapidement se dégrader. «Les prévisions annoncent pour le moment un ralentissement marqué de la croissance de la consommation des ménages, dit le rapport. Cette consommation pourrait cependant facilement décliner, ce qui pourrait avoir un impact considérable sur le Canada selon son effet boule de neige sur la croissance mondiale et les prix des ressources.»

Optimisme des entreprises.

 

À en croire la Banque du Canada, les entreprises canadiennes partagent ce bel optimisme du Conference Board. «Les entreprises s'attendent à ce que leurs ventes continuent de progresser à la même cadence durant les douze prochains mois», dit la banque centrale dans le rapport de sa dernière Enquête sur les perspectives des entreprises dont les résultats ont aussi été dévoilés hier.

 

La situation est telle que l'on a rarement compté autant de chefs d'entreprise (60 %) qui disent, dans l'ouest du pays, mais aussi de plus en plus dans les autres provinces, qu'ils auraient de la difficulté à faire face à une hausse inattendue de la demande. Cela amène les dirigeants de compagnie à continuer de prévoir une augmentation, cette année, du niveau de leurs investissements ainsi que de l'embauche de nouveaux employés.

 

«La vigueur anticipée de la demande intérieure contribue à contrebalancer l'effet modérateur exercé sur les perspectives de vente des firmes par la récente montée du dollar canadien et le ralentissement escompté de l'expansion de l'économie américaine», explique la Banque du Canada dans son rapport. «Néanmoins, bien des entreprises jugent plus incertaines les perspectives économiques», à cause, notamment, de la volatilité du cours du dollar, précise-t-on.

 


 

 

Normalement, quand les américains ont le rhume, nous avons la toux et les larmoiements.

 

Si nos entreprises profitent réellement de changer leurs exportations et leurs mise en marchés, je suis du même avis que le Conference Board. Mais, si les gens perdent confiance à leur économie, leur emploi et que les entreprises n’effectuent pas leurs changements de productions; je ne serai pas aussi positif.

 

Nos merveilleux gouvernements doivent aussi arrêter de parler et agir dans les investissements pour nos infrastructures. Car, si la construction va... tout va !!!

 

Cessons de se doter de services au dessus de nos moyens et commençons par revenir avec des décisions responsables dans nos dépenses et investissements passés. Un investissement amène toujours aussi des dépenses et non seulement des rentrées d’argent.

 

Souhaitons que nos Baby-boomers, qui sont au pouvoir depuis 15 ans, seront plus lucides.

 

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-01-21 15:37:55 ]

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[ Lundi 26 novembre 2007 ]

LE SECTEUR MANUFACTURIER SE DOIT DE REGARDER DES EXEMPLES !

 

Je vous invite à vous référez à l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section affaires. Cet article paru le vendredi 23 novembre dernier écrit par le journaliste Stéphane Paquet.

 

Titre :

Crise du secteur manufacturier : L'exemple américain donne espoir.

 

L'opération sera difficile, mais le patient devrait survivre. Et même en sortir plus fort. Il s’agit du constat à propos du secteur manufacturier canadien, par l'économiste en chef d'Exportation et développement Canada qui le fait. Stephen Poloz, qui était de passage à Montréal jeudi 22 novembre dernier, suggère de regarder l'exemple américain des 10 dernières années pour comprendre ce qui attend les manufacturiers canadiens.

 

"De 1997 à 2002, le dollar américain a monté de presque le même montant que le dollar canadien actuellement. Et on a vu beaucoup d'ajustements dans le secteur manufacturier’’ explique-t-il en entrevue à La Presse Affaires. ‘’Ça a été une période de mondialisation extrême dans le secteur."

 

C'est à cette époque que les entreprises américaines se sont mises à investir massivement à l'étranger et à créer des "chaînes d'approvisionnement globales". Des pièces sont fabriquées en Pologne, assemblées en Asie alors que des ingénieurs développent de nouveaux modèles en sol américain.

Résultat: "Une grande hausse de la productivité. On a dit que c'était un miracle. Ce n'est pas vraiment un miracle. C'est dû aux pressions du taux de change. Et à la fin, c'est un secteur manufacturier très fort, très rentable, aux États-Unis."

 

Les grands perdants

Évidemment, il y a eu des victimes sur le chemin de cette plus grande productivité. Dans une note publiée cet automne, M. Poloz explique que le secteur manufacturier comptait pour près de 15% de l'emploi total aux États-Unis en 1995, soit 17 millions de travailleurs. Lorsque le dollar américain a atteint son sommet au début de 2002, un employé d'usine sur 10 avait déjà perdu son emploi. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 14 millions dans le secteur manufacturier, soit 10,1% de l'emploi total aux États-Unis.

"Je pense qu'on va voir exactement la même chose ici. Les entreprises manufacturières ne vont pas disparaître. Elles vont s'ajuster. Elles vont trouver des moyens de couper les coûts en investissant dans la machinerie et vont se mondialiser."

 

Et après?

 "Après ça, on va voir une période de croissance parce que le prix de nos exportations va diminuer. On va être plus compétitif et on va créer des emplois encore dans le secteur manufacturier après l'ajustement."

 

Un huard à 85 cents US?

Pour réussir, les entrepreneurs canadiens devront toutefois faire vite. Si on se fie aux prévisions d'EDC (Exportation et Développement Canada), le dollar canadien devrait reculer substantiellement, ce qui rendra les achats de machineries et les investissements étrangers plus chers.

 

EDC prévoit en effet que le dollar canadien va revenir autour des 85 ou 90 cents US l'an prochain. Pour ça, il faudra que le baril de pétrole revienne à 65$US. Sinon...

"Le pétrole à 100$US, ça va nous donner un taux de change autour de la parité. Il faudra que le secteur manufacturier s'ajuste plus et probablement plus vite."

 

Un modèle intéressant

EDC a développé un modèle intéressant pour estimer la valeur du huard: chaque hausse de 10$US du baril de pétrole équivaut à une hausse de 3 cents du dollar canadien.

 

L'agence fédérale offre du financement aux exportateurs canadiens. Son économiste en chef et premier vice-président constate qu'au taux de change actuel, plusieurs exportateurs vendent à perte. "Ils essaient actuellement de garder des clients. Ils pensent que c'est temporaire. Mais si ça dure 18 mois ou un an, ils vont arrêter d'exporter. Ou ils vont essayer de monter leurs prix en dollar US. Mais ça, c'est difficile à faire."

 

Et trouver de nouveaux débouchés internationaux? Oui, mais ça non plus ça ne se fait pas en criant ciseau. En plus, dit-il, c'est très important d'être présent aux États-Unis. "C'est l'économie globale. Les petites entreprises se mondialisent en servant les entreprises aux États-Unis qui, elles, sont mondiales."


 

 

Selon cet article et des propos de professionnels interrogés, ils démontrent que les changements sont inévitables et qui feront mal encore une fois aux employés et aux petits investisseurs.

Les grandes entreprises, d’après moi, peuvent se débrouiller avec des mouvements de main d’œuvres, des changements dans les méthodes de fabrications.

 

Je suis sur d’une chose, c’est que nous ne pourrons jamais rallier les différences entre les niveaux de vies des employés d’ici et d’ailleurs. « Comment pouvons-nous être en compétition entre un employé qui gagne plus de 8$ de l’heure et un employé qui gagne moins de 5$ par jour. Car après la Chine quel pays prendra sa place ! ».

 

Reste à dire que les consommateurs sont toujours les gagnants... Car avec un dollar fort, les gens peuvent voyager moins chers, les prix de la consommation finissent par diminuer et les coûts de production sont plus bas, donc les achats restent abordables pour les consommateurs.

 

Cette nouvelle façon de faire des affaires dans le monde, est un avantage pour les consommateurs mais ont des effets pervers dans deux secteurs « selon moi ! ».

Premièrement, les travailleurs d’ici qui n’ont pas de diplôme spécialisés ou d’autres entreprises pour se retrouver un emploi, auront en plein visage les effets de cette mondialisation.

Deuxièmement, les protocoles de Kyoto et autres, les environnementalistes et les plus sensibles en environnement auront beaucoup de difficultés de faire diminuer les transports des marchandises de plus en plus nombreuses.

« Car nous voulons avoir plus en payant moins ! ».

 

Nos choix de vivre ont des répercussions dans l’ensemble de la population. Allons-nous le voir un jour ???

 

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2007-11-26 11:28:32 ]

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[ Mercredi 21 novembre 2007 ]

LA HAUSSE DU DOLLAR NE NUIT PAS À L’ÉCONOMIE !?

 

 

Je vous invite vivement à lire cet article que vous pouviez retrouver dans le Journal Les Affaires du 17 novembre 2007 à la page 19 écrit par le journaliste : Pierre Théroux.

 

Bonne lecture !

 

 

La hausse du dollar ne nuit pas à l'économie

 

Bien sûr, les pertes d'emplois dans le secteur manufacturier font mal à des dizaines de milliers de travailleurs. Mais, dans l'ensemble, l'appréciation du dollar est loin d'être néfaste pour l'économie.

À preuve, malgré une hausse de 50 % de la valeur du dollar canadien en cinq ans, l'économie canadienne se porte bien, très bien même. Le taux de chômage au pays et au Québec est à son niveau le plus bas depuis des lustres et le niveau de vie des citoyens s'améliore. Qui plus est, l'inflation demeure faible et le gouvernement fédéral enregistre d'importants excédents budgétaires. Ces pertes dans le secteur manufacturier n'ont donc eu que peu d'incidence sur l'économie dans son ensemble.

 

" Tous les pays qui ont une monnaie forte ont des économies fortes ", constate François Dupuis, économiste en chef au Mouvement Desjardins.

 

Clément Gignac, économiste en chef de la Financière Banque Nationale, note aussi que les pays riches ont tendance à avoir des devises fortes. " C'est mieux d'avoir une devise forte plutôt que faible, c'est bon pour l'économie ", dit celui qui avait annoncé depuis deux ans déjà la parité du huard avec le dollar américain.

En fait, ce n'est pas tant la hausse qui pose problème à bon nombre d'entreprises que la rapidité de la hausse. Un bond de 20 % en 10 mois, " c'est plus dangereux. Les entreprises n'ont pas le temps de s'ajuster ", dit M. Gignac.

 

Dommages collatéraux

 

Avec un huard à parité avec le dollar américain, certains secteurs comme le tourisme et l'agroalimentaire risquent d'écoper. Le Québec pourrait attirer moins de voyageurs américains, tandis que les Québécois sont de plus en plus attirés par les États-Unis. Voire par l'Europe, car le dollar s'est aussi apprécié par rapport à l'euro.

Par ailleurs, avec la croissance des importations de certains produits alimentaires, le Québec a connu en 2006 son premier déficit commercial agroalimentaire en une décennie.

" Malheureusement, la hausse du dollar entraîne aussi des dommages collatéraux ", souligne Clément Gignac.

 

Mais le secteur manufacturier demeure le grand perdant, et ses difficultés risquent de s'intensifier, en particulier pour les exportateurs. Le Québec et l'Ontario, qui accaparent quelque 80 % de l'activité manufacturière canadienne, seront les provinces les plus touchées.

" Il devient de plus en plus difficile d'exporter. À moins d'œuvrer dans des marchés de niche, à valeur ajoutée ", dit Maurice Marchon, économiste et professeur titulaire à HEC Montréal.

 

Les entreprises qui n'exportent pas doivent aussi se méfier. " L'entreprise américaine qui ne s'intéressait pas au marché canadien pourrait maintenant y voir un intérêt, même si le marché est 10 fois plus petit ", souligne M. Gignac.

 

D'autres facteurs que le dollar

 

Depuis plusieurs années déjà, les secteurs du vêtement, du meuble et des produits forestiers ont connu d'importantes difficultés. Mais l'appréciation du dollar n'est pas seule en cause. L'émergence de pays comme la Chine et l'Inde, de même que les conflits dans le bois d'œuvre, ont aussi grandement contribué.

 

" La hausse du dollar n'est qu'un irritant de plus ", dit M. Dupuis.

Cette partie de l'économie est de plus en plus marginalisée. Ainsi, la proportion de la population œuvrant dans le secteur manufacturier atteindra sous peu le faible niveau de l'après-guerre, soit environ 10 % de la population active du Canada, ce qui est comparable à la situation aux États-Unis.

 

" En fin de compte, les pertes d'emplois dans le secteur manufacturier ne pèsent pas lourd dans le marché du travail canadien où un million et demi d'emplois ont été créés dans d'autres secteurs ", dit M. Rubin.

Et ce ne sont pas tous les exportateurs qui ont écopé. L'excédent commercial canadien est aussi important aujourd'hui qu'il l'était il y a cinq ans quand le huard s'échangeait autour de 0,62 $ US.

 

Alors que les exportations de produits autres que les ressources naturelles ont pâti de la situation, les exportations d'énergie et de biens et matériaux industriels ont plus que compensé, bondissant de 120 à 200 milliards de dollars depuis 2002.

 

Et les gagnants sont...

 

Les consommateurs, eux, ne se plaindront pas de la hausse du dollar. " Avec une hausse de leur pouvoir d'achat, ce sont les premiers gagnants, dit Clément Gignac. Si on s'en remet au libre-marché, aux ventes sur Internet ou aux gens qui magasinent à Plattsburgh, les consommateurs vont bénéficier de la hausse du dollar. "

 

Le secteur de la construction pourra aussi profiter de la hausse du niveau de vie de la population. Et pour des importateurs nets de biens d'équipement, comme le Québec et le Canada, une appréciation est avantageuse puisqu'elle réduit le coût de ces produits.

Les entreprises qui lorgnent vers les États-Unis pour y faire des acquisitions pourront maintenant le faire à bien meilleur prix.

 

Intervention fédérale ou solution québécoise ?

 

Inquiet des répercussions d'un dollar trop élevé sur les exportateurs, Québec s'est tourné vers Ottawa pour demander son intervention. Pourtant, il y avait une piste de solution toute québécoise que le gouvernement Charest a décidé de rejeter : profiter de la baisse de la TPS fédérale pour hausser d'autant la taxe de vente provinciale (TVQ).

" Les consommateurs sortent déjà gagnants d'une hausse du dollar et de leur niveau de vie. Ils n'avaient pas besoin d'une baisse de la taxe ", dit Clément Gignac, économiste en chef de la Financière Banque Nationale.

 

Selon M. Gignac, Québec aurait ainsi pu profiter du milliard de dollars additionnels qu'aurait fourni une telle mesure pour venir en aide au secteur manufacturier, notamment en éliminant la taxe sur le capital ou en offrant des crédits d'impôt à l'investissement. Ce qui aurait permis aux entreprises de faire les investissements nécessaires pour réduire leurs coûts de production et améliorer leur productivité.

 

Par ailleurs, les gouvernements seraient mal avisés de trop soutenir des secteurs d'activité en déclin. " On devrait se souvenir de l'exemple de GM à Boisbriand. C'est de l'argent gaspillé ", dit l'économiste Maurice Marchon.

 

D'autant que bon nombre d'entreprises n'ont qu'elles à blâmer. " Des entreprises ont négligé de moderniser leurs équipements. Maintenant que les profits ont chuté, elles sont coincées ", dit François Dupuis, économiste en chef du Mouvement Desjardins.

 

" Il y a des entreprises qui auraient mieux fait d'investir dans leurs équipements, au lieu de verser des dividendes. Si le gouvernement s'obstine à vouloir sauver des secteurs en perdition, ce sont aussi les contribuables qui vont payer ", estime Clément Gignac.

 

 

J’espère que cet article vous permettra de réfléchir sur les alternatives et sur les gains et pertes d’un dollars fort.

 

Donnez-moi vos commentaires sur cette page ou sur :

denospec@hotmail.com

 

Merci et bonne journée.

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2007-11-21 13:04:07 ]

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[ Jeudi 8 novembre 2007 ]

CINQ DÉFIS POUR L'INDUSTRIE DE L’AÉROSPATIALE.

 

Le monde québécois de l'aéronautique tourne à plein régime. Mais les avionneurs, les motoristes et les sous-traitants sont confrontés à plusieurs enjeux. Dans le journal La Presse Affaires d’aujourd’hui, un article mentionne une enquête du journal dans l’industrie aérospatiale. Ils survolent la situation.

 

Montréal est la seule ville au monde où, dans un rayon de 30 kilomètres, on peut construire un avion de A à Z: du train d'atterrissage au moteur, en passant par les ailes et l'assemblage. Ce qui fait de la métropole le troisième pôle manufacturier aéronautique de la planète, derrière la française Toulouse et l'américaine Seattle.

 

Cela dit, on aurait tort d'associer l'industrie aéronautique québécoise à la seule région montréalaise.

"On retrouve des entreprises du secteur dans 13 des 14 régions du Québec", indique Jacques Saada, président de l'Association québécoise de l'aérospatiale.

 

Au total, le secteur affichait des ventes de plus de 11,4 milliards de dollars en 2006, selon le ministère du Développement économique, Innovation et Exportation. Plus de 80% de cette production est exportée, fournissant des emplois à plus de 40 000 personnes.

Cela permet au Québec de se classer sixième au monde, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon.

 

Les défis

 

Mais de nombreux défis se posent à l'industrie québécoise.

Certains pays en émergence, comme la Chine et la Corée, seront bientôt des concurrents redoutables disposant d'une main d'œuvre moins coûteuse que la nôtre.

 

Heureusement, les déplacements des nouvelles classes moyennes chinoises et indiennes n'en sont qu'à leurs débuts, créant une demande pour plus d'avions, plus d'aéroports et plus d'équipements. Et de belles opportunités d'affaires pour les entreprises québécoises.

"Le tourisme est en plein boum en Inde", indiquait justement le docteur S. Natesh, haut dirigeant du ministère de la Science et de la Technologie de l'Inde, de passage à Montréal récemment. Les intervenants de l'aéronautique sont donc optimistes: l'industrie va bien.

 

Les carnets de commandes des grands fabricants, comme Bombardier, Pratt & Whitney et CAE, sont bien garnis.

La situation s'annonce aussi bonne pour les quelque 220 PME du secteur, confirme Jacques Saada.

 

Mais cette effervescence amène aussi certaines difficultés.

Les entreprises, en particulier les PME, peinent à trouver des travailleurs qualifiés. Et certains matériaux de fabrication sont difficiles à obtenir partout dans le monde, ce qui entraîne des délais de livraison.

Sans compter que les manufacturiers d'ici doivent composer avec la force du dollar canadien et avec les nouvelles exigences environnementales.

 

Enfin, une juste part des retombées des achats gouvernementaux de 13 milliards auprès de Boeing et de Lockheed Martin reviendra-t-elle au Québec ? « Un beau défis pour nos deux paliers de gouvernements ! ».

 

Voilà cinq défis pour l'aéronautique survolés par La Presse Affaires dans ce dossier spécial.

 

Bienvenue à bord !

 

Cet article est de Caroline Rodgers du Journal La Presse et réalisé avec la collaboration d’Yves Gingras.

 

Aéronautique ou aérospatiale?

 

Doit-on dire aéronautique ou aérospatiale? Pour les non-initiés, ces termes portent à confusion.

De façon simple, l'aéronautique est la science de la navigation aérienne et de la technique de construction des appareils.

Quant à l'aérospatiale, c'est l'ensemble des connaissances et des techniques qui concernent à la fois la navigation aérienne (aéronautique) et la navigation spatiale (astronautique).

 

Bonne chance aux entreprises en aérospatiale.

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2007-11-08 11:26:22 ]

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[ Vendredi 26 octobre 2007 ]

L’INDUSTRIE QUÉBÉCOISE DU VÊTEMENT : EST-CE ENCORE RENTABLE ???

 

Voici un texte tiré du Journal ‘’La Presse’’ sur l’industrie du vêtement en 2007.

 

VÊTEMENT L'INDUSTRIE QUÉBÉCOISE S'ACCROCHE Un cauchemar devenu réalité La Presse Brousseau-Pouliot, Vincent;

 

L'industrie québécoise du vêtement va mal, très mal. Depuis sept ans, elle a perdu près de la moitié -47%- de ses emplois. Au total, 24 900 travailleurs ont été licenciés. Mais le gouvernement du Québec veut mettre fin à l'hémorragie -et sauver les 28 100 emplois restants. Son nouveau plan de soutien de 82 millions de dollars a été bien accueilli mais il ne répond pas au problème le plus criant de l'industrie: la vigueur du dollar canadien. Québec parviendra-t-il à sauver ce qui reste de l'industrie québécoise du vêtement, soit la production de vêtements haut de gamme? Les vieux routiers de l'industrie sont moins optimistes que le gouvernement Charest. Portrait d'une industrie luttant pour sa survie.

 

Jack Kivenko n'est pas qu'un fabricant de jeans et de pantalons. Il est aussi devin à ses heures.

Pendant une vingtaine d'années, le propriétaire de Jack Spratt a agi comme conseiller du gouvernement fédéral dans les négociations sur le libre-échange. "J'ai prévenu Ottawa que même si les entreprises n'allaient pas toutes fermer, beaucoup de gens perdraient leur emploi, se rappelle-t-il. Vous allez avoir des subventions, qu'on me disait. Je leur répondais qu'on ne voulait pas de subventions. On voulait seulement garder les emplois au Canada et le libre-échange allait rendre ça impossible."

 

Tour à tour, les gouvernements Mulroney, Chrétien et Martin ne l'ont pas écouté. Aujourd'hui, l'industrie du vêtement est en crise. Comme le Québec représente 60% de l'industrie du vêtement au pays, son économie a été particulièrement touchée. Au Québec, le nombre d'emplois dans l'industrie du vêtement est passé de 53 000 à 28 100 entre 2000 et 2006, selon Statistique Canada. L'effet s'est aussi fait sentir dans les colonnes de chiffres des entreprises québécoises, qui ont vu leurs ventes diminuer de 37% entre 2003 et 2006, passant de 407 à 257 millions de dollars.

 

Jack Kivenko ne garde pas rancune au gouvernement fédéral d'avoir signé l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) malgré ses avertissements. Après tout, l'ALENA a ouvert les portes du marché américain aux entreprises canadiennes de vêtements. Sauf qu'à son avis, Ottawa s'est fait avoir depuis la fin de l'accord multifibres en 2005, qui a aboli les frontières commerciales sur la scène internationale dans le secteur du vêtement. "Avant, nous avions au moins la protection de l'ALENA, dit Jack Kivenko. Mais depuis que les Américains ont ouvert leurs frontières aux autres pays, c'est devenu impossible pour le Canada d'être concurrentiel. En même temps, je ne peux pas vraiment blâmer les pays plus pauvres de vouloir en profiter."

 

Selon l'économiste Christopher Ragan, le cauchemar que vit l'industrie du vêtement était prévisible. "C'est l'exemple parfait que le Canada ne peut produire à moindre coût que la Chine ou l'Afrique, dit le professeur d'économie à l'Université McGill. Le libre-échange n'a pas été une bonne chose pour les travailleurs de l'industrie du vêtement, mais tout est relatif. Un nombre relativement faible de gens bénéficieraient des anciennes règles dans l'industrie du vêtement. Maintenant, tous les consommateurs peuvent bénéficier du libre-échange en achetant des vêtements à bas prix."

 

Presque plus de vêtements bas de gamme

 

Véritable fleuron de l'industrie du vêtement au Québec, Gildan symbolise bien la nouvelle réalité du vêtement bas de gamme. Fondée en 1984 à Montréal, l'entreprise ne produit plus de t-shirts au Canada depuis le mois d'août dernier. Ses usines sont maintenant situées en Amérique centrale, dans les Caraïbes et aux États-Unis. "Ce serait surprenant que nous recommencerions à produire des t-shirts au Québec, dit Geneviève Gosselin, directrice générale des communications de Gildan. Nous produisons des t-shirts sans valeur ajoutée qui sont vendus en grande quantité à des distributeurs. Dans ce contexte-là, nous devons faire des t-shirts de bonne qualité au meilleur coût possible. C'est impossible de le faire au Québec en raison de la concurrence de l'Asie."

 

Jeans Warwick se spécialise aussi dans les vêtements bas de gamme -même si son président, Léo-Karl Fishelin, parle plutôt de "jeans de moyenne gamme à bas prix". Environ 25% de la production de l'entreprise a encore lieu à l'usine de Warwick, dans le Centre-du-Québec. Mais Léo-Karl Fishelin ne cache pas que ses usines en Chine, qui sont responsables du reste de sa production, ont sauvé son entreprise. "Nous serions fermés depuis deux ans si nous n'étions pas allés en Chine, dit-il. L'importation nous a permis de survivre."

L'entreprise employait 55 travailleurs à l'usine de Warwick quand elle fonctionnait à plein régime il y a quelques années. Elle fonctionne maintenant à la moitié de sa capacité. Une quinzaine d'employés ont fait les frais de ce ralentissement, mais le pire pourrait être à venir. "J'ai l'espoir de continuer à fabriquer à Warwick, mais je ne suis pas sûr, dit Léo-Karl Fishelin. Ça fait deux fois qu'on songe à fermer l'usine, qui n'est plus rentable. Elle nous sert plus pour les urgences et les retards qu'autre chose. L'usine est davantage devenue une compagnie d'assurance qu'une entreprise de jeans rentable."

 

Vêtement Québec, une association de fabricants de vêtements, met en garde ses 200 membres: vaut mieux résister à l'envie de déménager toute la production à l'étranger et se garder une solution de rechange -ou une compagnie d'assurance, comme dirait Léo-Karl Fishelin- au Québec. "Les entreprises doivent avoir une usine au Québec pour répondre aux commandes urgentes, dit la directrice générale, Agar Grinberg. Mais elles doivent garder un seuil minimum de production ici, sinon elles ne pourront plus repartir. Si nous ne gardons pas entre 15 000 et 20 000 emplois, nous aurons de graves problèmes."

 

Montréal au troisième rang en Amérique du Nord

Malgré ses difficultés, Montréal est toujours la capitale du vêtement du Canada. La métropole québécoise se classe au troisième rang en Amérique du Nord, derrière Los Angeles et New York.

Si Montréal peut encore pavoiser devant la plupart de ses rivales nord-américaines, c'est que ses fabricants de vêtements haut de gamme ont été épargnés par la crise qui secoue l'industrie depuis l'intensification du libre-échange.

 

Le fabricant de lingerie Arianne continue de fabriquer tous ses soutiens-gorge et ses prêts-à-porter -98% de sa production, pour être exact- à Montréal. "Nous misons sur la valeur de nos tissus, dit le propriétaire, Normand Rossi. Nous vendons surtout dans les magasins haut de gamme aux États-Unis (Nordstrom, Lord and Taylor), qui peuvent se permettre de payer plus cher."

 

Le succès d'Arianne et de ses 110 employés ne convainc pas le milieu syndical, qui demeure pessimiste par rapport à l'avenir des 28 100 travailleurs du vêtement au Québec. "Ce n'est qu'une question de temps avant que les Chinois ne trouvent une méthode pour fabriquer des produits haut de gamme à faible coût. Ça va simplement prendre un peu plus de temps parce que c'est du haut de gamme", dit Thao Dao, directrice des communications du Conseil du Québec, un syndicat qui représente environ 5000 travailleurs du vêtement.

 

Jack Kivenko, le même homme d'affaires qui a sonné l'alarme au sujet du libre-échange pendant 20 ans dans les coulisses du pouvoir à Ottawa, n'est pas des plus optimistes lui non plus. "Quand je suis sorti de l'université, mon père m'a dit: promène-toi dans l'usine et dis-moi s'il y a un emploi qui t'intéresse, raconte-t-il. Je travaille au sein de l'entreprise familiale de vêtements depuis 44 ans. J'ai quatre enfants et je ne leur ai même pas proposé d'emploi à la fin de leurs études. Ils travaillent tous dans d'autres domaines que le vêtement. Je crois qu'il en est mieux ainsi pour eux."

 

Cette fois-ci, le devin du vêtement espère vraiment se tromper.

 


 


Pouvons-nous vraiment investir, en tant qu’investisseur, dans cette industrie ? Le gouvernement a-t-il vraiment le luxe de ne pas aider les entreprises du textile ?? Les entreprises du vêtement ont-ils raisons de persister contre les géants et monstres asiatiques ???

 

Imaginez-vous comme employeur, dans cette industrie, qui voit les profits fondre « comme neige au soleil » et les coûts de productions augmenter. Vous devez agir rapidement pour éviter la faillite et les pertes de milliers d’emplois directs et indirects.

 

Les gouvernements doivent investir dans ce genre d’industries pour éviter l’hémorragie incontrôlable. Investir dans ce domaine est devenu un prêt à risque pour les paliers gouvernementaux mais surtout pour les petits épargnants.

 

Mais n’oublions pas que pour les consommateurs, cette guerre, est profitable pour le « petit cochon » et permet également une diminution de l’inflation de nos marchés.

 

Difficile de faire plaisirs à tout le monde !!!

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2007-10-26 13:18:55 ]

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[ Vendredi 8 juin 2007 ]

LA PARITÉ DU DOLLARS CANADIEN ACCÉLÈRE LA CRISE…

 

Parité avec le dollar américain en vue, hausse des taux d'intérêt, ralentissement économique aux États-Unis... Les prochains mois n'offriront aucun répit au secteur manufacturier. La crise qui perdure depuis 2002 est donc appelée à se poursuivre, au pire à gagner de l'ampleur. « Qu'on se le dise à Ottawa! ».

 

Le secteur manufacturier a perdu près de 240 000 emplois depuis la fin de 2002. Dans l'intervalle, le dollar canadien a bondi de 43 % face à sa contrepartie américaine pour revenir au-dessus des 93 ¢US, un niveau jamais atteint en 30 ans. Et l'on voit désormais le dollar à 96 ¢US cet été et à 1 pour 1 à la fin de 2007, dans la foulée de ce resserrement monétaire de la Banque du Canada qui se profile. « Les gouvernements seront plus que jamais interpellés ».

 

Certes, il n'y a pas que le dollar. Mais la variable a de l'importance pour un secteur qui exporte près de la moitié de sa production. Après avoir remanié ses cibles à plus d'une reprise, Clément Gignac, économiste en chef et stratège à la Financière Banque Nationale, est revenu à un scénario prévoyant la parité avec le dollar américain à la fin de 2007.

Pour RBC Marchés des capitaux, la devise canadienne devrait s'échanger à 96,15 ¢US d'ici à septembre, un niveau jamais revisité depuis 1977.

 

Ces nouvelles cibles ont été redessinées à la lumière des récents propos de la Banque du Canada. La banque centrale a maintenu son taux d'intérêt directeur inchangé, à 4,25 %, tout en prévenant que le prochain mouvement serait haussier. « La croissance économique et l'inflation au Canada durant la première partie de l'année ont été plus fortes que la banque ne s'y attendait », a-t-elle prévenu. On anticipe désormais deux, voire trois hausses totalisant 75 points. En parallèle, la Réserve fédérale américaine, aux prises avec une économie freinée par le dégonflement du marché immobilier, pourrait commander une baisse de 25 points. Ce faisant, l'écart de taux, actuellement de 100 points, serait ramené à zéro fin 2007-début 2008.

 

Un premier réflexe consisterait à faire appel aux livres économiques. À s'en remettre à cette théorie voulant que l'impact du taux de change sur l'entreprise manufacturière soit de court terme. Qu'à moyen-long terme, il y a à la fois disparition des entreprises ne devant leur survie qu'à la faiblesse de la devise et adaptation des autres, par des gains de productivité et des investissements en machinerie et équipements rendus moins chers. « Mais dans les faits, il y a eu effectivement disparition, mais peu ou pas d'adaptation. C’est là que le bas blesse ! ».

 

Car à ces pertes à l'exportation, notamment sur le principal débouché que représentent les États-Unis, s'ajoute l'impact, sur les coûts, de la montée des prix de l'énergie et des matières premières. En aval, les prix de vente subissent la pression du phénomène de walmartisation et de l'action des produits importés en provenance principalement des pays asiatiques. Sur cet aspect de la concurrence des produits importés des pays à faibles coûts en main-d’œuvre, on peut voir un effet pervers puisque nombre d'entreprises manufacturières ont préféré jouer la carte de la délocalisation plutôt que celle de l'adaptation. Avec pour résultats qu'en Chine, par exemple, les 500 000 entreprises à capitaux étrangers présentes dans ce pays comptent aujourd'hui pour 60 % des explorations globales chinoises, pour 80 % des exportations de produits électroniques.

 

Qui concurrence qui ?

 

Mais bon. Il reste que la rentabilité dans le secteur de la fabrication demeure déficiente. Statistique Canada a précisé qu'en 2006 le bénéfice d'exploitation des manufacturières était demeuré stable après avoir chuté de 7 % en 2005, et alors que les livraisons manufacturières reculaient de 0,6 %. L'agence fédérale a retenu que, pour les fabricants, la vigueur du dollar canadien a eu un effet négatif sur les ventes à l'exportation et sur la montée des coûts de facteur de production. Se sont ajouté le prix élevé de l'énergie et l'instabilité de la demande.

 

Donc rien pour stimuler l'investissement. D'ailleurs, une autre enquête de Statistique Canada faisait ressortir que la hausse anticipée de l'investissement dans le secteur manufacturier en 2006 a été «peu prononcée», de l'ordre de 3,4 % (contre 8,2 % pour l'ensemble des investissements privés et publics - à l'exception du logement). Un taux insuffisant pour produire les gains de productivité escomptés.

 

Revenant à l'exportation, l'agence fédérale de statistiques observait cependant qu'en 2006, les exportations totales vers les États-Unis avaient affiché leur premier recul en trois ans. Par contre, celles vers d'autres pays ont augmenté considérablement.

 

Voilà donc quelques pistes intéressantes à explorer pour les gouvernements, qui verront la pression sur eux augmenter au cours des prochains mois. La piste de la fiscalité demeure forcément la plus attrayante, avec ses allégements fiscaux et l'élimination des irritants venants freiner l'investissement, telle la taxe sur le capital.

Des stimulants à l'investissement peuvent également être retenus, avec des crédits d'impôt ciblés ou un amortissement accéléré. Mais une troisième avenue peut être empruntée, celle de la diversification des marchés à l'exportation.

 

Sur ce dernier point, il appert que Québec voudrait que le Canada amorce rapidement des discussions de libre-échange avec l'Europe mais qu'Ottawa serait moins pressé...

 

Notre gouvernement québécois doit absolument exercer des pressions sur Ottawa pour accélérer les ententes de libre-échange avec l’Europe, en autre. Mais en tant que Nation québécoise, nous pouvons très bien discuter avec plusieurs pays pour des ententes de libre-échange ciblant nos forces économique. Il est temps de bouger et d’agir !!!

 

JFD.

 

Source : Le Devoir.

[ publié par Zeff le 2007-06-08 12:38:11 ]

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