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[ Mardi 19 août 2008 ]

LES ÉCONOMISTES RÉVISENT LEURS PRÉVISIONS POUR 2008, ENFIN...

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du jeudi 7 août 2008.

 

Titre : L’économie du Québec en 2008 : Le ralentissement se confirme.

 

Jean-François Cloutier,

 

Le ralentissement persistant aux États-Unis rattrape l'économie québécoise, qui connaîtra une année plus difficile que prévu, selon le Conference Board du Canada.

 

Le Conference Board s'était démarqué en mars en y allant de prédictions parmi les plus optimistes chez les analystes économiques. Il est aujourd'hui forcé de revoir sa boule de cristal.

 

La croissance qui devait s'établir à 2,4% au Québec perd un gros point de pourcentage pour s'établir à 1,4% dans ses nouvelles perspectives, intitulées de façon éloquente "Not Out of the Woods Yet" ("Pas encore sortis du bois").

"La croissance dans les exportations pour cette année a été revue à la baisse de façon significative", concède Sabrina Browarski, économiste au Conference Board.

 

L'automobile en Ontario, mais aussi le bois et l'équipement de machinerie au Québec, sont touchés de plein fouet par une série de facteurs dont le ralentissement de la consommation aux États-Unis, le resserrement des conditions de crédit et la quasi-parité récente entre les devises canadienne et américaine.

 

Au Québec, l'aérospatiale demeure un des rares secteurs exportateurs vigoureux, mais les effets positifs de nouveaux projets comme celui de la Séries C de Bombardier ne devraient se faire sentir pleinement que dans les années à venir: "Même l'aérospatiale nous a déçus depuis le début de l'année", affirme Mme Bowarski.

 

Le déclin du secteur manufacturier n'est pas nouveau, mais la demande intérieure permettait jusqu'ici de compenser ses effets. C'est de moins en moins vrai: "Des signes de malaise commencent à apparaître dans les dépenses des consommateurs", observe l'organisme dans son rapport.

 

Le règlement du déséquilibre fiscal et les baisses d'impôt provinciales ont eu un effet important au début de l'année qui tend à s'estomper.

 

En plus, le marché de l'emploi s'est révélé moins dynamique que prévu depuis le début de l'année. C'est sans parler de la flambée des prix du pétrole qui commence à affecter la confiance des consommateurs.

 

Mince consolation: le Conference Board prédit que la situation devrait s'améliorer en 2009, alors que la croissance de l'économie québécoise devrait remonter à 2,4%. La province profitera alors d'un meilleur équilibre entre le commerce extérieur et la consommation intérieure.

 

L'Ouest en force

 

Encore une fois, c'est l'ouest du pays qui s'avère la locomotive de l'économie canadienne. Le Board remarque cependant que l'épicentre de la croissance s'y déplace graduellement de l'Alberta vers la Saskatchewan et le Manitoba.

"L'Alberta est affectée par un grave manque de main-d'oeuvre qualifiée, alors que les Prairies capitalisent encore à fond sur les retombées du boom des matières premières", explique Mme Bowarski.

 

La croissance de l'économie de la Saskatchewan devrait atteindre 4,2% cette année, au sommet des provinces canadiennes, alors que la croissance du Canada en entier se situera à 1,7%.

 

En régions

 

Le rapport du Board survient en même temps qu'une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) qui traduit elle-même les difficultés du secteur manufacturier et le boom des matières premières. Alors que les usines de Montréal tournent au ralenti, des régions éloignées profitent du prix élevé des métaux et autres produits de base.

 

La Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue ont enregistré la plus forte hausse du revenu personnel disponible en 2007, avec une croissance importante de 9 et de 8,9% respectivement. Le revenu moyen atteint maintenant 25 438$ sur la Côte-Nord, ce qui la situe au troisième rang des régions administratives les plus riches.

"Ces régions profitent notamment de l'accroissement des activités dans les mines, Pendant ce temps, l'emploi croît plus faiblement à Montréal", explique Stéphane Ladouceur, de l'ISQ.

 

Pour la première fois, la métropole s'est même fait détrôner par la Capitale Nationale en tête des régions les plus riches. Dopée par les versements d'équité salariale, la grande région de Québec affiche maintenant un revenu moyen de 25 541$, devant la métropole, à 25 490$.

 

Note :

Secteur manufacturier

En baisse

 

La production de produits chimiques, de bois et de machinerie a connu une baisse marquée ces derniers mois, frappée entre autres par le ralentissement aux États-Unis.

 

Aérospatial

En hausse

 

L'aérospatiale est un des rares secteurs de l'industrie manufacturière à bien faire. La demande pour des avions d'affaires moins gourmands en carburant permettra au secteur de poursuivre sur sa lancée.

 

Consommation

En hausse

 

La hausse des transferts fédéraux et les réductions d'impôt provinciales ont fait bondir la consommation depuis le début de l'année, quoique celle-ci devrait ralentir en raison des prix de l'essence.

 

Construction

En baisse

 

La construction non résidentielle ralentit après quelques années de forte croissance. La construction résidentielle a atteint un sommet et devrait aussi diminuer.

 


 

Qui est l’oiseau de malheur qui vous disait : que ces économistes étaient trop optimistes pour les Canadiens, malgré les problèmes américains ?

Qui est le trouble fête qui remettait les économistes et les chiffres en doutes pour le Canada et le Québec ?

Et oui… c’est moi !!!

 

Un simple profane qui lit et analyse la ‘’chose’’ économique et qui voyait bien les problèmes qui s’en venait !

 

Quand la construction va… tout va !!! Voilà une vieille phrase que j’ai entendue dans ma jeunesse et qui tient toujours. Étant moi-même dans le domaine de l’immobilier (évaluateur) je voyais bien les problèmes venir et les économistes se tromper, de manière trop optimistes.

 

Je remets même encore les chiffres de la croissance de 2009 en doute… par le Conference Board, encore une fois.

Car le secteur manufacturier est loin d’avoir fini de se transformer pour affronter les nouveaux défis.

L’aérospatiale est dans le vent mais les carnets de commande ne sont pas pleins.

La construction n’est pas dans une remontée mais bien dans une petite correction des valeurs.

La consommation ne sera pas au rendez-vous avec les pertes d’emploi et l’incertitude économique au niveau mondial.

Sans oublier les gouvernements qui ne targue à se féliciter avec des baisses d’impôts mais n’attaque pas les problèmes de gestions de front.

 

Heureusement qu’au Canada, nous avons le pétrole de l’ouest qui dope notre économie à la hausse… sinon je ne donnerais pas chère de notre peau…

 

Le changement de gouvernement au États-unis doivent enfin venir… mais espérons que les changements d’attitudes dans leurs gestions internes s’effectueront rapidement.

Sinon, les problèmes risque de s’accentuer !!!

 

 

Bien à vous,

 

JFD

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-19 07:32:24 ]

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[ Vendredi 1 août 2008 ]

L’ÉCONOMIE RALENTIE MAIS L’INFLATION EST STABLE POUR LE MOMENT !?

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du vendredi 29 juillet 2008.

 

Titre : Le ralentissement plus à craindre que l’inflation.

 

Rudy Le Cours,

 

Selon toute vraisemblance, la croissance économique au deuxième trimestre aura été plus forte que prévu des deux côtés de la frontière.

Pourtant, l'expansion des deux économies devrait inquiéter davantage que les pressions inflationnistes au cours des mois à venir.

 

On s'attend à ce que le produit intérieur brut ait progressé de 2,0% aux États-Unis, d'avril à juin, à la faveur d'une amélioration de la balance commerciale et d'une consommation dopée par des rabais fiscaux aux ménages par Washington.

 

Au Canada, l'économie a sans doute crû de 0,2% en mai, selon la prévision des experts. Cela porte à croire que le trimestre se terminera par un retour à l'expansion, après le recul surprenant de 0,3%, cet hiver.

 

Aux États-Unis, les bénéfices des entreprises ont pourtant reculé pour un quatrième trimestre d'affilée ce printemps. Cela n'est guère un bon présage pour le marché du travail et les investissements.

 

Le marché de l'habitation reste en piètre état: le nombre de maisons neuves invendues équivaut à 10 mois de mises en chantier, et le prix des maisons neuves ou d'occasion est plus faible que l'an dernier.

Le taux d'inoccupation des propriétés s'élève à 2,8%, à un dixième près de son sommet historique atteint au premier trimestre. Les optimistes indomptables y verront une amélioration. C'est faire fi des conditions de crédit qui se sont durcies, compte tenu de la détérioration du bilan des banques régionales dont le prêt hypothécaire est la source principale de revenus.

 

De ce côté-ci de la frontière, l'affaiblissement de l'économie américaine compliquera encore la tâche aux manufacturiers alors que l'attiédissement de la consommation et des mises en chantier canadiennes limite aussi leurs débouchés intérieurs.

 

Après leur folle poussée du printemps, les prix du pétrole et des céréales fléchissent rapidement.

Les taux d'inflation très élevés le mois dernier aux États-Unis (5,0%) et au Canada (3,1%) ont de bonnes chances de se replier dès l'hiver. Les cours vertigineux de l'énergie se sont assez peu répercutés ailleurs dans l'économie, à l'exception notable du transport aérien.

Selon une recherche menée par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, 116 des 173 articles formant le panier de provisions canadien de l'Indice des prix à la consommation sont à la hausse cette année, contre 127 l'an dernier alors que l'or noir et l'essence coûtaient beaucoup moins qu'aujourd'hui. "Cette statistique vient confirmer l'absence de contagion marquée de l'énergie vers les autres biens et services", juge-t-il.

 

En revanche, la hausse du prix de l'énergie n'a pas encore eu tout son impact sur le consommateur. C'est avec la facture de chauffage qu'on en prendra toute la mesure des deux côtés de la frontière.

 

À la différence du Québec, la plupart des provinces et des États américains produisent de l'électricité dans des centrales thermiques. Les prochaines factures, déjà incorporées en grande partie au taux d'inflation, seront reçues comme des électrochocs par plusieurs.

 

"Les villes, déjà aux prises avec des factures d'énergie accrues, vont sans doute majorer les tarifs de transports en commun ou l'impôt foncier", prédisent Derek Holt et Karen Cordes, économistes chez Groupe Banque Scotia. Autant d'éléments qui gonflent l'inflation globale qui sont exclus des indices de référence qui servent de baromètre à la Réserve fédérale et à la Banque du Canada dans l'établissement de leur politique monétaire.

Ces factures ventripotentes vont néanmoins inciter le consommateur à y regarder de plus près à la dépense.

 

La baisse observée ces derniers jours du prix du pétrole doit être vue pour ce qu'elle est jusqu'ici: un retour au prix du mois de mai. "Les autres forces qui se liguent contre les dépenses de consommation (aux États-Unis) comme l'affaiblissement du marché du travail, la baisse du prix des actifs (biens mobiliers et immobiliers) le resserrement du crédit et l'épuisement imminent des stimuli fiscaux demeurent de formidables obstacles", rappelle Andrew Tilton, économiste chez Goldman Sachs.

 

 


 

Je rappel qu’au dernier article que j’avais présenté sur ce site était plus positif par la Banque du Canada. Cette dernière prédisait que l’inflation sera stable… « Je ne suis toujours pas sûr de cette affirmation ! ».

 

Cet article démontre bien que plusieurs facteurs importants dans la vie des gens, ne sont pas pris en compte dans leur prédiction. Des facteurs que doivent choisir les gens à la fin des mois et dans leur budget annuel.

 

Je demeure toujours aussi pessimiste sur les prédictions jovialistes de la Banque du Canada et des politiciens. Ces gens qui veulent faire plaisirs à plusieurs personnes pour les garder dans un éternel optimisme.

 

Je vous mets en garde contre l’inflation des prochains mois à venir et sur les ralentissements économique de nos voisins du sud… Même si les chiffres ne sont pas trop alarmants… encore !

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

JFD.

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-01 08:29:09 ]

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[ Mercredi 22 août 2007 ]

LE MARCHÉ DE LA REVENTE SE PORTE BIEN, POUR L’INSTANT !!!

 

DOSSIER IMMOBILIER : Secteur résidentiel.

 

Voici un dossier qui me touche de près, car étant un technicien évaluateur en immobilier, je cherche toujours à me tenir informer des statistiques, articles et publications dans ce domaine.

 

Dans le Cyberpresse du mois de mai 2007, nous pouvons lire un article sur le marché de la revente résidentiel dans les régions du Grand Montréal. Voici un résumé :

 

Le marché montréalais de la revente de maisons et de condos se dirige vers une autre année record. Alors que plusieurs professionnels prédisaient une accalmie notable, le marché décide des faires mentir. Car le volume de transaction reste exceptionnel depuis le début de l’année.

 

Tous les indicateurs économiques continuent de pointer dans la bonne direction. Entre autres, par la bonne performance du marché de l’emploi, la confiance des consommateurs en l’économie toujours positive et bien sûr par les taux hypothécaires qui se maintiennent à un bas niveau.

 

Au cours du premier trimestre, 21 908 transactions ont été enregistrées sur le système MLS, ce qui représente une hausse de 11%. Pour ce qui est des condos, ce secteur a été le plus grouillant, avec une croissance de 14% de l’activité, le prix moyen ayant augmenté de 6% pour atteindre 204 000$ l’unité.

 

Du côté des unifamiliales, les transactions ont crû de 11% alors que le prix moyen a monté de 6% à 223 000$.

 

Je vous donne quelques chiffres des prix moyens en août 2006 vs le prix moyen de février de 2007.

 

Secteurs

Prix moyen

08- 2006.

Variation

Prix moyen

02-2007

Variation

Montréal

327 000$

5%

335 000$

4%

Laval

213 000$

0%

227 000$

7%

Montérégie

200 000$

6%

210 000$

6%

Laurentides

197 000$

6%

200 000$

6%

Lanaudière

153 000$

3%

170 000$

9%

 

Nous pouvons constater que la région de Lanaudière est l’endroit où en moyenne les prix de revente ont tendances à augmenter le plus et en étant la région où les maisons sont les moins chères.

 

Sur l’île de Montréal, nous voyons bien pourquoi les gens déménagent à l’extérieur de l’île pour acquérir leurs propriétés. Un écart de 165 000$ entre une propriété à Montréal et une dans la région de Lanaudière.

« Quand les élus de Montréal vont-ils comprendre cela ??? ».

 

Beaucoup de chose à dire sur nos élus et la pertinence de cet article... Mais je reviendrai plus tard avec encore plus d’argument.

 

Laissez-moi vos commentaires.

 

Bien à vous,

 

JFD.

[ publié par Zeff le 2007-08-22 12:01:39 ]

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